Aucun espoir à l’horizon, même pas celui de voir au moins un cas se résoudre. Lorsque Nea say a publié sont premier article sur Guantanamo, il n’imaginait pas un seul instant que plusieurs années après Guantanamo continuerait à fonctionner. La situation se résume en peu de mot : une détention illimitée depuis 11 ans, sans inculpation et sans procès.

C’est la vraie raison de la grève, plus que la profanation à l’égard du Coran . La grève qui touche la prison depuis bientôt trois mois vient encore de gagner du terrain au cours de ces derniers jours : ce sont 97 détenus sur une population carcérale de  166 hommes.. Parmi les 97 grévistes de la faim dénombrés, 19 étaient alimentés par des tubes reliés directement à l’estomac par la cloison nasale. Parmi ces 19 prisonniers, 5 étaient hospitalisés, mais pas en danger de mort. Les avocats des détenus proclament depuis le début 230 hommes observent ce jeûne qui a débuté quand des corans avaient été examinés et manipulés d’une manière que les prisonniers ont perçue comme une profanation religieuse. Mais comme nous venons de l’indiquer la cause profonde est à rechercher ailleurs. La Maison Blanche vient encore de réaffirmer l’engagement du président Obama à fermer la prison, engagement qui date de sa première prise de fonction.

Dans cette triste affaire les européens n’ont pas fait ce qu’ils auraient dû faire pour sortir les Etats-Unis d’une situation inextricable, l’Allemagne se montrant hésitante, changeant de position et finalement ne faisant pas le geste qui aurait pu débloquer une situation apparemment sans issue .Peu de réussites sont à inscrire au compteur. Un cas emblématique se déroule actuellement : celui de l’Algérien Nabil Hadjarab.

Il est détenu à Guantanamo depuis onze ans, il est âgé de 33 ans, il poursuit sa grève la faim. Il a été déclaré libérable depuis 2007 et à nouveau en 2009 par les autorités américaines qui n’ont retenu contre lui aucune charge. Il aurait perdu 20 kg en dix semaines. Il est en danger de mort expliquent ses avocats qui demande au tribunal d’obliger  la France où il a grandi à l’accueillir et à faire cesser la torture morale vécue par sa famille, citoyens français. Nabil n’a jamais été jugé, ni même formellement inculpé. Ses avocats ont déposé une demande d’asile le 17 février dernier, mais le cabinet du ministre déclare ne pas avoir été saisi du dossier. Il est nourrit de force depuis le 22 mars ; il décrit le processus d’alimentation de force comme une véritable torture, ce qu’elle est. Une pétition « Ramenons Nabil Hadjarab en France », lancée en février a recueilli 11500 signatures.

Une tache sur le drapeau américain et Obama n’a pas tenu ses promesses

Pour en savoir plus :

Dossier Guantanamo de Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos-nea-recherche.php?q=guantanamo&Submit=%3E