Plusieurs années après la découverte du « pot-aux-roses » le secret serait-il toujours imposé sur la prison secrète de la CIA ? Le journal polonais Gazeta Wyborcza du 30 mai 2011 pose la question. Des députés européens ont voulu relancer l’enquête (cf. Nea say http://www.eu-logos.eu/eu-logos_nea-say.php?idr=4&&nea=108&lang=fra&arch=0&idnl=1507. Initiative restée à ce jour sans lendemain.

 

« La CIAavait une prison secrète en Pologne », titre Gazeta Wyborcza, faisant référence à une installation top-secrète située à Szymany, dans le Nord du pays, où, selon la presse américaine, les associations de droits de l’Homme, le Parlement européen (cf.nea say et le Conseil de l’Europe, des officiels américains, la Commissioneuropéenne elle-même ( cf.Nea say  http://www.eu-logos.eu/eu-logos_nea-say.php?idr=4&&nea=108&lang=fra&arch=0&idnl=815 )ont interrogé et torturé des membres de haut rang d’Al Qaïda entre 2002 et 2003. Amnesty International a reproché à l’UE de ne pas avoir voulu enquêter serieusement sur le rôle qu’auraient pu jouer certains Etats membres (CF. Nea say http://www.eu-logos.eu/eu-logos_nea-say.php?idr=4&&nea=108&lang=fra&arch=0&idnl=773

 

Selon le quotidien, une enquête officielle secrète lancée en 2008 accuse les membres du gouvernement de l’Alliance de la gauche démocratique (au pouvoir de 2001 à 2005) de violations dela Constitution, détention illégale et complicité de crimes contre l’humanité. Mais le procureur, Jerzy Mierzejewski, a été désaisi de l’affaire il y a deux semaines et son supérieur direct, Robert Majewski, démis de ses fonctions. Leurs conclusions, note Gazeta Wyborcza, confirment indirectement que « des bases secrètes et extra-territoriales » ont bien existé en Pologne, ce qui était non seulement « contre la loi polonaise, mais aussi humiliant pourla Pologne ». Varsovie, désireux d’exporter l’expérience de sa transformation démocratique en Afrique du Nord, se retrouve dans une position très inconfortable. « Si nous voulons apprendre aux autres à avoir les mains propres, nous devons d’abord nous nettoyer les ongles », conclut l’éditorial du quotidien.

 

Nea say a consacré plus de cent articles à l’affaire des prisons secrètes dela CIAet aux « extraordinary renditions »).