Les  députés estiment que l’Union doit développer son autonomie stratégique via une politique étrangère de sécurité et de défense forte et efficace, et qu’elle doit exercer son pouvoir budgétaire et son contrôle démocratique dans ce domaine, notamment pour le financement du service européen pour l’action extérieure (SEAE) ; c’est ce que précisent deux résolutions adoptées en plénière le 10 mars. Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, les députés soulignent la nécessité d’accroître la légitimité démocratique des activités de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), notamment par une consultation systématique du Parlement européen avant le lancement de missions de sécurité et de défense commune (PSDC).

Ces recommandations figurent dans les résolutions suivantes :

-.celle élaborée par Gabriele Albertini 5PPE, IT) et adoptée par 592 voix pour,66 contre, et 11 abstentions sur le rapport annuel 2008 du Conseil sur la PESC, une évaluation de la politique étrangère et de sécurité de l’UE dans le monde ; FR http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0060+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR

EN http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0060+0+DOC+XML+V0//EN

-.celle élaborée par Arnaud Danjean (PPE, FR), président de la sous-commission sécurité et défense, étudie l’incidence du traité de Lisbonne sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Ce rapport qui préconise une autonomie stratégique renforcée de l’UE, a été adopté par 480 voix pour, 11 voix contre et 64 abstentions. FR http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0061+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR

EN http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0061+0+DOC+XML+V0//EN

Le Parlement européen plaide également pour une gestion ordonnée des flux migratoires et insiste tout particulièrement sur la dimension extérieure de l’espace européen de liberté, de sécurité et de justice.