Les juristes du ministère de la justice des Etats-Unis ont fait preuve de manque de discernement, mais sans commettre de faute professionnelle lorsqu’ils ont autorisé la CIA à employer des techniques d’interrogatoire comme la planche à eau, estime une enquête interne publiée vendredi.


Les hommes de loi chargés de justifier ce mode d’action avaient estimé que le waterboarding (forme de torture bien connue des lecteurs de Nea say) ne pouvait provoquer « ni douleur ni aucune blessure réelle » et ne correspondait donc pas aux critères définissant la torture physique. La décision vient clore le chapitre des méthodes douteuses employées sous la présidence Bush pour combattre le terrorisme. Le président Barack Obama avait qualifié la simulation de noyade de torture, mais sans pousser jusqu’à la condamnation de ceux qui y ont eu recours. Les juristes de la Justice ont aussi permis à la CIA de placer un suspect dans une boîte exiguë. Et comme il semblait avoir peur des insectes, ils ont envisagé de l’enfermer en compagnie de mille-pattes.

Une première enquête interne avait établi que les anciens juristes du gouvernement Jay Bybee et John Yoo avait commis des erreurs professionnelles, ce qui aurait pu leur coûter le droit d’exercer, si un supérieur ne les avait pas couvert. (Cf. Washington Post) http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/02/19/AR2010021904157.html?wpisrc=nl_headline