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Archive pour la catégorie ‘Lutte contre le terrorisme’

Prisons secrètes de la CIA enfin reconnues

Publié par info@eu-logos.org le 09/12/2011

C’est un secret de polichinelle que les lecteurs de Nea say connaissent (avec d’autres) depuis longtemps, depuis les enquêtes du Conseil de l’Europe et du Parlement européen (rapports  de Dick Marty pour l’un et Claudio Fava pour l’autre). Un bâtiment du nord-ouest de Bucarest a été utilisé pour procéder à des interrogatoires de suspects, notamment dans le cadre de l’après-11-Septembre, rapporte des médias allemands et américains qui ont pu le visiter. L’existence de ce centre de détention, au nom de code «Bright Light», aurait pu être couverte par les autorités roumaines.La Polognea également était impliquée. Lire la suite »

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L’accord PNR (transfert des données des passagers) avec l’Australie et en bonne voie après l’accord de la commission de libertés civiles du Parlement européen.

Publié par info@eu-logos.org le 20/10/2011

Les députés européens de la commission LIBE ont adopté lors de leur dernière réunion, le 17 octobre, le projet d’accord entre l’UE et l’Australie par 25 voix contre 7. Cependant ces chiffres ne doivent pas faire illusion, ils masquent des réserves, hésitations importantes, mais elles ne sauraient suffire pour menacer le projet. En pratique l’aval est donné à un accord qui, dans la cadre de la lutte contre le terrorisme renouvelle les dispositions en vigueur de puis 2007. La confirmation est attendue pour la plénière du 27 octobre. Lire la suite »

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Les scanners font à nouveau reparler d’eux ! Ont-ils encore un avenir après les réactions allemandes ?

Publié par info@eu-logos.org le 05/10/2011

Plusieurs eurodéputés ont exprimé leurs inquiétudes le 29 septembre dernier lors de la plénière du Parlement européen au sujet de la proposition dela Commissionvisant à harmoniser le recours aux scanners corporels dans les aéroports de l’UE. Cette proposition  de règlement a été adoptée pendant l’été et c’était la première fois qu’elle était débattue au sein du Parlement européen. Lire la suite »

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PNR, SWIFT…va-t-on vers un armistice entre les Etats-Unis et l’Union européenne ? Le procureur général (General attorney), Eric Holder face aux députés européens.

Publié par info@eu-logos.org le 21/09/2011

Il faut sortir de l’impasse, la guérilla dure depuis longtemps, comment y mettre fin ? C’est là tout le problème et l’enjeu des différentes rencontres. Cela dure depuis longtemps, la preuve le nombre d’articles consacrés par Nea say à SWIFT (86 articles http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=swift&Submit=%3E ) ou le PNR, (une centaine d’articles http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=passagers+aeriens&Submit=%3E, sans parler sur le plan plus général de la protection des données à caractère personnel. Souvent l’histoire de ces dernières années a donné l’impression qu’existait un quasi fossé d’ordre civilisationnel, La commission LIBE du Parlement européen qui dans le passé a déjà reçu Chertoff et Janet Napolitano (responsables de la sécurité intérieure) aura encore besoin de nombreuses rencontres, y compris avec les membres du Congrés avec qui se sont établies des relations régulières. Des paroles apaisantes ont été prononcées, de bonnes intentions proclamées. Soit ! mais  pour être totalement convaincu, il faudrait  que la Commission LIBE du Parlement européen n’entende plus à huis clos (ce qui est très exceptionnel dans l’enceinte du Parlement européen) le compte rendu fait par le représentant de la Commission sur l’état d’avancement des négociations. A la demande des autorités américaines ?

 

Où placer le curseur entre lutte contre le terrorisme et protection des libertés civiles ? Difficile nous l’avons vu lors du bilan de la lutte contre le terrorisme, dix ans après le 11 septembre. Les visions sont différentes d’un côté et de l’autre de l’Atlantique et les négociations en vue d’un accord sur la protection des données ont achoppé jusqu’à maintenant. La visite, mardi 20 septembre, du Procureur général des Etats-Unis Eric Holder visait à dédramatiser les tensions. « Nous partageons votre préoccupation concernant la protection de la vie privée et les libertés civiles », a-t-il souligné. Le Procureur général, équivalent du ministre de la justice outre-Atlantique, a été chaleureusement accueilli par les députés de la commission parlementaire des libertés civiles. La visite de l’attorney ( équivalent du ministre dela Justice) et son discours visaient à donner un coup de pouce aux négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur un accord-cadre sur la protection des données.

 

Pour rappel, le Parlement – qui vote les accords internationaux depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne – avait rejeté l’accord transatlantique sur l’échange des données bancaires de la société Swift l’an dernier (cf. Nea say). Motif : une inquiétude concernant la protection des données des Européens. Pour éviter un scénario semblable pour les données des passagers aériens, des négociations sont en cours.

 

L’intervention d’Eric Holder devant les députés a été un appel clair et sans ambiguïté à la conclusion rapide d’un accord. « Aucune des deux parties n’aura tout ce qu’elle désire, mais au final elles poursuivent le même but : protéger nos citoyens », a-t-il argumenté, soulignant les points communs des deux côtés de l’Atlantique. Une politique de la main tendue appréciée par le président de la commission des libertés civiles, l’Espagnol Juan Fernandez López Aguilar (Socialistes et démocrates), qui a salué « un geste de bonne volonté ».

 

 

 

Trois arguments pour sortir de l’impasse.L’argumentaire du Procureur général s’est articulé autour de trois points principaux. Tout d’abord, il a qualifié les points de blocage d’essentiellement « techniques », comme par exemple les différences de systèmes juridiques. « Nous devons reconnaître que chacun de nos systèmes protègent les libertés civiles – notamment la vie privée – de manière efficace », a-t-il plaidé : « il ne faut pas être bloqués par des considérations techniques et voir notre objectif commun ». Ensuite, il a mis l’accent sur les changements intervenus avec Barack Obama par rapport à son prédécesseur. La prison de Guantanamo devrait être fermée et la nouvelle administration « a rompu avec le passé » en abandonnant certaines techniques, à savoir les pratiques assimilées à de la torture. Enfin, Eric Holder a prôné une approche pragmatique. « Il faut regarder ce qui se passe, et non ce qui pourrait se passer de façon hypothétique : je n’ai pas eu connaissance d’une seule infraction à la protection des données telle que définie par les accords entre les États-Unis et l’Union européenne ». Un point relevé parla Roumaine Renate Weber (Libéraux et démocrates) pour qui il s’agit justement d’éviter toute possibilité d’abus, hypothétique ou non.

 

Un accord sur les buts, pas sur les moyens . Tous unis dans le soutien aux Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, les députés européens se sont montrés circonspects concernant les moyens d’y arriver. « Nous voulons que nos citoyens qui voyagent outre Atlantique puissent bénéficier de sécurité juridique », a déclaré l’Allemand Manfred Weber (Parti populaire). « J’ai l’impression que le respect de la vie privée est un droit conditionnel aux Etats-Unis », a renchéri l’Espagnole Carmen Romero (Socialistes et démocrates).

 

Nos systèmes sont différents mais nous luttons pour les mêmes objectifs : « le débat est donc académique, parce que la vie privée est tout aussi protégée aux Etats-Unis qu’en Europe. En réalité, dans certains domaines, il y a plus de protection aux Etats-Unis que dans l’UE (…) je ne connais pas un seul cas de violation des droits à cause de ces accords ».

 

   L’Europe et les États-Unis veulent tous deux protéger la sécurité et les libertés civiles de leurs citoyens, même si leurs systèmes juridiques diffèrent fortement, a déclaré le procureur général des États-Unis, Eric Holder. À la remarque des députés sur les différentes manières des deux parties de traiter la protection des données, M. Holder a répondu: “Nous devons reconnaître que nos systèmes protègent efficacement les libertés civiles, notamment la vie privée, mais de manière différente”. “Les relations de la police et de la justice américaines avec l’Union européenne et ses États membres font partie de mes plus grandes priorités”, a déclaré M. Holder, à la commission des libertés civiles mardi20 septembre.

 

“Au fil des années, grâce à notre coopération (…) nous avons construit un monde plus sûr”, a-t-il dit, et d’ajouter que “tout en renforçant nos efforts pour lutter contre la criminalité, nous avons également fait respecter les libertés civiles et l’état de droit, et ainsi réussi à protéger les droits essentiels de la vie privée”. Selon M. Holder, le crime organisé, la traite des êtres humains, la pornographie infantile et la cybercriminalité sont des domaines dans lesquels la coopération entre l’UE et les États-Unis a été couronnée de succès.

 

Partenaires en matière de données sur la vie privée. Plusieurs députés ont souligné les différences entre l’UE et les États-Unis dans le traitement de la protection des données. “Nous voulons que nos citoyens qui voyagent outre Atlantique puissent bénéficier d’une sécurité juridique”, a déclaré Manfred Weber (PPE, DE). “J’ai l’impression qu’il existe une sorte de droit conditionnel dans la vie privée américaine”, a déclaré Carmen Romero (S&D, ES). Renate Weber (ADLE, RO) s’est interrogée sur les garanties et solutions juridiques qui assurent le respect propre des règles relatives à la protection des données. “Nous sommes à un moment clé de l’histoire où nous pouvons établir des normes et des règles communes”, a déclaré Jan Philipp Albrecht (Verts/ALE, DE), rapporteur du Parlement sur l’accord-cadre relatif à la protection des données entre l’UE et les États-Unis. L’engagement fort du Parlement européen envers la vie privée a été souligné par le président de la commission des libertés civiles, Juan Fernando López Aguilar (S&D, ES).

 

« Nous tenons énormément à la vie privée aux États-Unis”, a répondu M. Holder, et d’ajouter que “nous ne pouvons laisser les différences nous séparer de nos valeurs communes. Les États-Unis et l’Union européenne sont beaucoup plus proches que certains pourraient le suggérer”. M. Holder a également mentionné les “progrès considérables” effectués dans le domaine du nouveau cadre juridique pour le transfert de données des passagers européens aériens aux autorités américaines. “Nous ne pensons pas que les États-Unis aient toutes les réponses, mais nous considérons que nous travaillons comme des partenaires. Toutefois, nous pourrions parfois avoir de meilleures idées. Aucune des deux parties n’aura tout ce qu’elle désire, mais au final il s’agit uniquement de protéger nos citoyens”, a-t-il dit. “Il est irréaliste de suggérer que nous pouvons imposer l’un à l’autre les particularités de nos systèmes juridiques respectifs. Nous devons plutôt reconnaître, de manière mutuelle, que chacun de nos systèmes protègent les libertés civiles – notamment la vie privée – de manière efficace mais différente”, a-t-il conclu avant d’ajouter: “Nous avons maintenant la possibilité de consolider ces garanties dans un accord regroupant la protection des données et la vie privée, et qui donnera de nouvelles garanties à nos citoyens”.

 

Islamophobie et Guantanamo. Rui Tavares (Verts/ALE, PT) a demandé à M. Holder son avis sur l’islamophobie et les idées extrêmement agressives des sociétés occidentales envers les étrangers. “Le terrorisme n’est pas un phénomène lié à une région en particulier”, a-t-il répondu, soulignant les efforts des autorités américaines pour “intégrer dans la nation américaine” les communautés musulmanes. M. Holder a réaffirmé l’engagement de l’administration Obama de fermer le centre de détention de Guantanamo et a ajouté: “Nous avons rompu avec le passé en rendant publiques certaines des techniques utilisées par l’administration précédente et en déclarant que l’administration américaine a commis des erreurs dans le passé”. “Rien ne me fait penser qu’il y a un jour eu une seule infraction en termes de protection des données, conformément aux accords en matière d’ordre et de justice entre les États-Unis et l’Union européenne” (accord Europol-États-Unis, accord Eurojust-États-Unis, et accords entre l’Union européenne et les États-Unis sur l’extradition et sur l’entraide judiciaire en matière pénale), a-t-il ajouté.

 

Pornographie infantile. Les agents des services répressifs et les ministères publics européens et américains ont récemment fermé un important réseau international d’adeptes de la pornographie infantile et de prédateurs sexuels, en ayant recours à l’assistance juridique mutuelle présente dans les traités et en collaborant avec Eurojust et Europol, a fait remarquer M. Holder. “Ce qui aurait pu être une simple arrestation s’est rapidement transformé en une enquête générale et une action en justice de plus de 20 prévenus dans 5 pays différents. Ensemble, nous avons sauvé plus de 50 enfants et mis un terme aux crimes les plus odieux commis au monde”, a-t-il conclu.

 

Le Procureur général a ensuite rencontré la vice-présidente dela Commissioneuropéenne Viviane Reding, en charge de la justice et des droits fondamentaux, et la commissaire aux affaires intérieures Cecilia Malmström. Pendant la conférence de presse qui a suivi la réunion, William E. Kennard, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’UE, a souligné que les négociations sur le PNR se poursuivaient et que les Etats-Unis « ont reconnu les préoccupations de l’UE ». Le négociateur an chef américain sera bientôt à Bruxelles pour discuter de la question.

 

Texte du discours de Eric Holder

 

 

Remarks of Attorney General Eric H. Holder, Jr.

Before the European Parliament’s Committee on Civil Liberties, Justice, and Home Affairs

Brussels, Belgium   September 20, 2011

 

 

 

“Thank you, Mr. Chairman.  It is an honor to address the distinguished members of this committee and to discuss the goals – and the sacred responsibilities – that we share.

 

 

 

During my tenure as Attorney General, I have had the opportunity to work closely with many of you – and with leaders from the European Commission and Council, as well as with Justice and Interior Ministers from across the European Union. America’s law enforcement relationship with the European Union and itsMemberStatesis one of my highest priorities.  Since taking office, I have co-chaired EU/U.S. Justice and Home Affairs Ministerials every six months – and I look forward to co-hosting the next such Ministerial, during the Polish Presidency, at the United States Department of Justice in November.  It has been a privilege to be part of this work – and to contribute to the special relationships that exist between our nations and that, for so many years, have helped to protect our collective security, prosperity, and civil liberties.

 

 

 

Like each of you, I am committed to building on this record of progress.  And that commitment is what brings me here today.

 

 

 

On behalf of President Obama and the American people, I want to thank you for inviting me to join you – and for welcoming me to this beautiful city.  Today, I hope – and I am confident – that it will serve, as it has so often in the past, as the meeting ground for our critical international cooperation.

 

 

 

Over the years, by working together – in common cause, in good faith, and with mutual respect and shared commitment to reciprocity – we have built a safer world.  We’ve identified and dismantled international organized crime networks, illegal human trafficking rings, and global financial fraud schemes.  We’ve made meaningful strides in combating gang violence, cybercrime, intellectual property theft, government corruption, and child exploitation.  And as we’ve bolstered our crime-fighting efforts, we’ve also upheld civil liberties and the rule of law, and succeeded in protecting essential privacy rights.

 

 

 

Particularly during the last decade, our cooperative efforts have led to historic steps forward in fighting crime and terrorism, while protecting privacy.  There are three U.S./EU Agreements, in particular, that should be noted in this regard: the U.S.-Europol Agreement; the U.S.-Eurojust Agreement; and the EU/U.S. Extradition and Mutual Legal Assistance Agreements, which provided the basis for 54 extradition and mutual legal assistance treaties.  These three agreements have permitted exchanges of law enforcement and counterterrorism information in connection with hundreds of investigations that have helped protect EU andU.S.citizens, while also protecting their privacy.  They stand as brilliant successes for all of our nations.

 

 

 

Indeed, I am unaware of any suggestion that there ever has been a single data protection violation under these law enforcement agreements.

 

 

 

Let me give one recent illustration of what they have allowed us to accomplish.  By putting our modern Mutual Legal Assistance treaties to use – and by working with Eurojust and Europol – law enforcement officials and prosecutors from across Europe and the United States recently were able to shut down a major international ring of child pornographers and sexual predators.  What might otherwise have been a single arrest quickly developed into a comprehensive investigation and prosecution of more than 20 defendants in five different countries.  Together, we rescued more than 50 children, and put a stop to some of the most heinous crimes committed anywhere in the world.

 

 

 

This is just one example of the impact of our joint public safety efforts.  And, of course, no aspect of this work is more important – or more urgent – than advancing the global fight against terrorism.

 

We were reminded of this fact just last week – as we marked the tenth anniversary of the most devastating terrorist attacks ever carried out.  On the morning of September 11th, 2001, nearly 3,000 innocent people – from acrossAmericaand far beyond – were senselessly and tragically killed.  Among the victims were dozens of European citizens – fromFrance,Germany,Ireland,Italy,Lithuania, theNetherlands,Portugal,Poland,Romania,Spain,Sweden, theUnited Kingdom- andBelgium.

 

 

 

In the wake of the 9/11 attacks, our nations came together as never before – bound by our shared grief, as well as our collective resolve: to act as partners; to work as allies; and to meet the unprecedented threats before us with an historic commitment to our joint security, and to our common values.  In fact, as an immediate response to 9/11, the EU and the U.S. came together to negotiate the new Mutual Legal Assistance and Extradition Agreements – to demonstrate to the world our partnership in protecting the security and liberties of our citizens, as well as our determination to stand together in combating terrorism.  In recent years, we have been reminded – inLondonand inMadrid, inKampalaand Mumbai, and, most recently, inAbuja- that the threats we face are real.  They demand our constant attention, our continued vigilance, and our increased cooperation.

 

 

 

We now have before us an opportunity – an opportunity to further advance our joint commitment to working together to fight crime and terrorism, while also protecting civil liberties and personal privacy.  We can do so by extending the proven data protection provisions in the U.S./EU Europol, Eurojust, and Mutual Legal Assistance Agreements across the full range of law enforcement sharing between theU.S.and EU Member States.  I should stress that such sharing already is subject to extensive data protection guarantees at the domestic level – and again, I am aware of no violations of those guarantees.  But now we have a chance – to consolidate those guarantees in an umbrella data protection and privacy agreement that will provide further assurances to our citizens.

 

 

 

This might seem like an ambitious and complicated undertaking.  In one sense, it is – because it reaches beyond specific types of exchanges and specific counterterrorism programs, such as those that are the focus of the Passenger Name Record Agreement, as well as the Terrorist Finance Tracking Program Agreement.  But we have good reason to be hopeful about this effort, provided that we work from the data protection provisions we already have negotiated in other agreements, which we know to be both realizable and effective in protecting data privacy within respective legal systems.

 

 

 

While I am unable, of course, to discuss the state of current negotiations, I can report that our negotiators – from both sides of theAtlantic- have been working hard.  Since negotiations began in March, they have met in person or by video-conference nine times – for dozens of hours – and have made significant progress on a number of issues that are close to being resolved.

 

 

 

And, as we continue to consider these questions and strive to work toward consensus, I would like to briefly address some of the issues that have become key areas of focus.

 

 

 

First of all, although we can rightly celebrate the common values that underlie our various legal systems, we must recognize that basic legal structures and regulations may differ greatly between theUnited StatesandEurope.  It is impractical to suggest that we can impose the particularities of our respective legal systems on each other.  Instead, we must mutually recognize that each of our systems protect civil liberties – including privacy – effectively, but in our own ways.  This is precisely the mutual recognition that we have reached in our previous agreements – and must do once again.

 

 

 

Rather than pursuing a “checklist” approach – to see if specific rules exist under each others’ systems – I would argue that our paramount consideration must be the overall effectiveness of the procedures that are already in place.  Broadly speaking, this means accepting that different histories may breed different legal frameworks – while protecting the same values.

 

 

 

In fact, as we’ve seen, the debate about data protection between theU.S.and EU is largely academic – about how specific laws differ, and what procedures exist in various jurisdictions – but with little discussion of the fact that the U.S and EU Member States have successfully exchanged, and protected, data in the law enforcement and public security sector for decades.

 

 

 

We should work to highlight these areas of commonality, along with many other similarities between our data privacy regimes – not only when it comes to the appropriate use of information, but also the ways in which we ensure transparency in our operations.

 

 

 

For example, in theU.S., our Freedom of Information Act provides all individuals, regardless of nationality, with a judicially enforceable process for learning what information the government has about them.  Of course, both theU.S.and the EU must refuse individual access to some data in the law enforcement context – and, when necessary, must retain information such as judicial and criminal investigative files for extended periods of time.  But we’ve proven that transparency can be a priority – without sacrificing public safety.  On this front, I am unaware of any other country that has enacted a law as powerful as the Freedom of Information Act.

 

 

 

I would also like to note that, through our collective efforts to share criminal justice information, perpetrators of the most serious crimes – from all across the globe – have consistently been prosecuted and brought to justice in both theU.S.and EU Member States, based on the strength of evidence provided through mutual legal assistance.

 

 

 

And we have obtained these results while at the same time protecting the privacy of our citizens.   At least in part, this is because of the stringent protections currently in place in theUnited States- as well asEurope- to safeguard the personal data of our citizens.  But I believe this commitment to privacy runs much deeper – on both sides of theAtlantic– than individual rules and regulations.  It is a defining principle of who we are – and stands among the many common values that unite our nations.

 

 

 

I want to emphasize just how important those values are to President Obama, to his Administration, and to me personally.  I would not have the opportunity, and privilege, to appear before you today, and to serve as my nation’s Attorney General, if generations of brave Americans had not been willing to fight for equal justice, equal opportunity, and civil rights for all.

 

In theUnited States, and here inEurope, one of our most fundamental and cherished freedoms is the right to personal privacy.  Many of the leaders in this room have spoken about this right and stood in support of it.  TheUnited Statesis proud to stand with you.

 

 

 

America’s origins – as well as its modern-day systems – reflect a core belief in the importance of protecting citizens from government intrusion.  Our most important legal document – our Constitution – established a federal government with limited powers, and with extensive checks and balances; and our Bill of Rights ensures the freedom to speak and worship freely – along with protection from self incrimination, as well as unreasonable searches and seizures.  And the U.S. Supreme Court has determined that the right of privacy is a Constitutional right in theUnited States.

 

 

 

For more than two centuries, the American people have fought to defend these rights.  But this is not mere constitutional history.  It is the spirit that continues to guide how we view and protect privacy in theUnited States.  So, as our discussions continue, know this: Not only do the American people understand your concerns about, and commitment to, privacy rights.  We share them.

 

 

 

This doesn’t mean that our framework for protecting privacy is the mirror image of yours.  For one thing, we do not have Data Protection Commissioners in theU.S.  But we do maintain other independent oversight mechanisms that achieve the same ends.  Our independent Inspectors General are legally obligated to uncover violations of law and policy, including violations of privacy protections.  The Justice Department has a strong record of criminal prosecutions of privacy violations that, I believe, is unmatched by any other country, including EU Member States.  In fact, between 2009 and 2010, we prosecuted 18 defendants inUSfederal court for crimes that were essentially data protection violations, such as unauthorized access to personal data or misuse of personal data.  Privacy officers are also embedded in our government agencies and, similarly, are charged with ensuring that privacy laws and policies are enforced –and that privacy concerns are taken into account as new policies are developed and implemented.  Indeed, I’m confident that the robust protections we’ve built into our data collection programs are second to none.

 

 

 

In addition, the United States Congress is responsible for rigorous oversight of government agencies’ privacy practices.  And our Government Accountability Office, which is an arm of Congress, frequently conducts investigations across government to fulfill this important obligation.

 

 

 

And in discussing this topic, I feel it’s important to note that – in a number of significant contexts, and contrary to the popular perception of many within the EU – privacy rules in theUnited Statesare stricter than those within the EU.  For instance, in the critical context of securing the interception of a telephone or email account during a criminal investigation, the U.S. has among the most – if not the most – stringent requirements in the world.  Similar levels of scrutiny – accompanied by equally robust protections – are applied in theUnited Statesto other forms of personal information, including the results of DNA testing, health records, financial records, and tax information.  Moreover, as implemented, our privacy laws provide comparable protection to all people.

 

 

 

When you consider all of this, it’s hardly surprising that EU andU.S.privacy experts, after careful study over three years in our joint High Level Contact Group, together concluded that both theUnited Statesand the European Union “have important commonalities and a deeply rooted commitment to the protection of personal data and privacy.”

 

 

 

It was on this basis – and in light of our record of successful, and mutually beneficial, information sharing agreements with Europol, Eurojust, and under the Mutual Legal Assistance Agreement – that the U.S. and EU first agreed to pursue a binding data privacy and protection agreement.  As negotiations continue, I am hopeful – and optimistic – that our commitment to cooperation will remain strong; and that if we mutually recognize that our respective systems both protect civil liberties, including privacy, effectively – though, at times, differently – then we’ll be able to draw on our experiences operating under existing agreements and treaties to create an umbrella agreement that will enshrine these achievements in a comprehensive form for the future.

 

 

 

No matter the challenge, no matter the obstacle, no matter the differences that, at times, can seem to divide us from one another – we are, and always must be, partners.  We are united by our values, and by our shared responsibilities: to protect the security and civil liberties of our fellow citizens – and to carry forward the difficult but essential work of building a more peaceful world.

 

 

 

This is the challenge that lies before us.  So, today, let us pledge ourselves to this work once again.  And let us do – not just what is necessary, but what is right.

 

 

 

Thank you.  And, now, I look forward to hearing from you – and am happy to answer some questions.”

 

  Video de la réunion (FR) http://www.europarl.europa.eu/wps-europarl-internet/frd/vod/player?eventCode=20110920-0900-COMMITTEE-LIBE&language=fr&byLeftMenu=researchcommittee&category=COMMITTEE&format=wmv#anchor1

 (EN) http://www.europarl.europa.eu/wps-europarl-internet/frd/vod/player?eventCode=20110920-0900-COMMITTEE-LIBE&language=fr&byLeftMenu=researchcommittee&category=COMMITTEE&format=wmv#anchor1

 

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Lutte contre le terrorisme, lutte contre la torture, respect des droits fondamentaux : un retour en arrière utile sur les pratiques de la CIA et ses complices. Un monde plus sûr aujourd’hui ? A quel prix ? Les printemps arabes la meilleure réponse aux attaques du 11 septembre ? Le bilan

Publié par info@eu-logos.org le 19/09/2011

Les Européens doivent s’expliquer sur leur implication dans les détentions secrètes et les pratiques de torture dela CIA.Lacélébration de cet anniversaire douloureux constitue la dernière occasion pour relancer les tentatives faites dans le passé pour apporter un peu de lumière. Nea say a régulièrement informé (et dans le détails) sur les travaux opiniâtre du Conseil de l’Europe, du Parlement européen notamment. Aujourd’hui, la vérité est en marche : nous savons plus de chose, notamment, mais pas uniquement, suite à la chute du régime Libyen, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, interpelle la communauté internationale, singulièrement l’Europe, le Parlement européen adopte une résolution,la Fédérationinternationale des droits de l’homme établit un dossier (cf. autres nouvelles) Lire la suite »

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Abroger les lois liberticides nées du 11 septembre ! Peut-on imaginer un autre cadeau d’anniversaire ? La FIDH a recensé ces lois liberticides.

Publié par info@eu-logos.org le 19/09/2011

  

 

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) demande l’abrogation des lois sécuritaires adoptées par les démocraties au lendemain des attentats du 11-septembre, dont les effets pervers continuent de se faire sentir dix ans après, estime-t-elle. Elle dresse pourla Franceun panorama assez impressionnant. Vrai pour la vision d’ensemble avec quelques lacunes ou imprécisions pour les détails. Une première pierre importante de la construction que voudrait édifier la députée européenne, Sophie in’t Veld (voir autre nouvelle) Constatons enfin que toutes les pièces du dossier évoquées  parla FIDHont reçu un traitement européen de première grandeur.

 

  “Le 11 septembre2001 aégalement marqué le début d’une véritable régression des droits et libertés. Les attentats ont été immédiatement suivis de l’adoption par de très nombreux pays, y compris les pays démocratiques, en premier lieu les Etats-Unis et le Royaume-Uni, de législations d’exception” rappelle la “FIDH” dans un dossier sur le 11-septembre publié, sur son site. Ces textes ont légalisé la possibilité de détenir pour une période indéterminée des non ressortissants sans aucune charge précise, sur la simple suspicion de leur participation à des activités terroristes ou de liens même supposés avec des organisations terroristes”, souligne-t-elle. La lutte contre le terrorisme a également, “servi de prétexte au recours à la torture dans des centres de détention tels que Guantanamo ou Abou Ghraïb, sous contrôle américain, ou dans de nombreux autres centres de détention nationaux secrets”, juge-t-elle. Pour la “FIDH”, ces mesures prises par les démocraties ont permis à de nombreux Etats autoritaires d’utiliser des législations similaires pour légitimer la répression des défenseurs des droits de l’Homme. “Au prétexte de la lutte contre le terrorisme, de nombreuses dictatures ont longtemps bénéficié du soutien souvent inconditionnel de pays occidentaux leur permettant de se maintenir au pouvoir”, indique-t-elle en se référant aux pays arabes soutenus jusqu’au début de 2011. D’autres États invoquent la lutte contre le terrorisme pour continuer d’agir en toute impunité, ajoute-t-elle, citant comme exemple, “les autorités russes dans le Caucase du Nord oula Chineà l’encontre de ses minorités”

 

La décennie de lutte contre le terrorisme a fait une grande victime collatérale : le droit. Elle a fait surgir dans les démocraties et dans les régimes autoritaires tout un corpus de législation d’exception et Sophie in’t Veld a raison de réclamer une évaluation en profondeur (cf. autre information). Cette législation a permis des dérives graves comme le recours à la terreur, les prisons secrètes, les transferts clandestins de prisonniers, toute une pratique dont Guantanamo est la figure emblématique. Guantanamo n’est toujours pas fermé etla Commissaireeuropéenne, Cecilia Malmström, vient de qualifier son maintien de « honte ».Les démocraties, observe Patrick Baudoin , président du FIDH, ont une part majeure de responsabilités, car en « reniant leurs valeurs » dans une frénésie sécuritaire, elles semblent avoir eu un effet d’entraînement sur d’autres Etats déjà fort peu soucieux du respect des libertés individuelles. Un encouragement pour des régimes dictatoriaux, répressifs qui n’en demandaient pas tant. Les dictatures n’avaient sans doute pas grand-chose à apprendre en matière de mauvais traitements, leur savoir faire est grand ! Mais les mesures d’exception ont agi  comme une incitation supplémentaire à s’affranchir encore plus du respect des normes internationales. « L’antiterrorisme est devenu l’alibi permettant à des régimes d’embastiller leurs opposant » a conclu Patrick Baudoin. D’une manière générale constate le FIDH que dans de nombreux Etats qui se sont rangés du côté des Occidentaux dans la lutte contre al-Qaïda, la mission des défenseurs des droits de l’homme est devenue singulièrement compliquée, privés du soutien des démocraties occidentales là où il avait pu exister auparavant. Ces lois ont proliféré et elles apparaissent paradoxalement, conclut Patrick Baudoin comme une victoire du terrorisme. Dans les pays autoritaires, elles créent l’engrenage fatal de la répression susceptible de nourrir les mouvements radicaux dont elles sont devenus les meilleurs sergents recruteurs.

 

Ce jour-là, lorsque les tours jumelles du World Trade Center tombent en poussière, la puissance symbolique des Etats-Unis est ébranlée, ainsi qu’une certaine idée de la liberté. Un mois plus tard, le Patriot Act http://thomas.loc.gov/cgi-bin/query/z?c107:H.R.3162.ENR

 est signé par George W. Bush. Au nom de la sécurité, quelques unes des libertés fondamentales si chères aux Américains sont sacrifiées.

 

Au “pays de la liberté”, une brèche vient de s’ouvrir. La plupart des Etats de la planète vont s’y engouffrer. En 2002, l’Union européenne emboîte le pas à l’administration Bush et produit une Décision cadre, http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2002:164:0003:0003:FR:PDF

 qui incite les États membres à rapprocher leurs législations et établit des règles pour lutter contre la menace terroriste. La France, “initiée” aux attentats dès les années 80, s’était déjà engagée sur cette voie en adoptant une première loi antiterroriste en 1986 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=3C8D269870DB55039A4E845691EB4C31.tpdjo11v_1?cidTexte=JORFTEXT000000693912&idArticle=LEGIARTI000006490799&dateTexte=19870731&categorieLien=id

. L’ère qui vient de s’ouvrir avec le 11-Septembre va accélérer cette dynamique, généralisant les mesures d’exception qui transformeront le paysage urbain et le code pénal.

 

“La guerre contre le terrorisme est une guerre à durée indéterminée contre un ennemi inconnu. Elle a permis d’introduire des lois d’exception dans le droit commun avec l’assentiment de la population, souligne Dan van Raemdonck, vice-président dela FIDH. Ona banalisé la notion de contrôle. Les gens ont fini par accepter d’être tracés, contrôlés, sous prétexte qu’ils n’ont rien à cacher. On est entré dans l’ère du soupçon”, la présomption d’innocence disparaît..

 

Petit tour d’horizon par FIDH, non exhaustif, de quelques mesures “temporaires” qui ont durablement transformé votre quotidien :

 

      -. L’armée dans la ville Patrouille de l’armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.AFP/THOMAS COEX

 

 

Des soldats patrouillant en rangers, l’arme au poing, dans les gares, les aéroports et les lieux touristiques. L’image est devenue banale. Elle est l’une des conséquences les plus visibles de la lutte contre le terrorisme, incarnée par le plan Vigipirate.

Conçu en 1978 alors que l’Europe était confrontée à une vague d’attentats, ce plan est entièrement repensé au lendemain du 11 septembre 2001 et sera maintenu en “niveau rouge” de façon continue à partir des attentats de Londres en 2005. La dernière version du plan, en vigueur depuis janvier 2007, est fondée sur un postulat clair : “la menace terroriste doit désormais être considérée comme permanente”. Vigipirate  http://www.sgdsn.gouv.fr/site_rubrique98.html définit dès lors un socle de mesures appliquées en toutes circonstances, “même en l’absence de signes précis de menaces”.

 

Un millier de militaires des trois armées sont donc mobilisés en permanence pour appuyer les forces de gendarmerie et de police. Ils effectuent des patrouilles dans les gares, les aéroports, les ports, ainsi qu’un certain nombre de points sensibles comme les sites touristiques.

 

-. Internet sous surveillance En 2001, 2003 et 2006, trois lois vont successivement entériner le principe de la surveillance des internautes.La France, championne d’Europe de la surveillance des télécommunications ? C’est la Commission européenne qui le dit dans l’annexe d’un rapport datant d’avril 2011 http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/malmstrom/archive/20110418_data_retention_evaluation_fr.pdf

. En 2009, le “pays des droits de l’homme” a procédé à pas moins de 514 813 demandes d’accès aux “logs” (qui a téléphoné ou envoyé un mail à qui, quand, d’où, pendant combien de temps ?) conservées par les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, et les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). La surveillance des télécommunications est encadrée au niveau communautaire. Mais à titre de comparaison, le pays le plus peuplé de l’UE, l’Allemagne, n’en a réalisé que 12 684, soit 42 fois moins quela France.Lavolonté de surveiller les internautes se concrétise deux mois à peine après les attentats du 11-Septembre. Le 15 novembre 2001, le gouvernement Jospin modifie dans l’urgence son projet de loi relative à la sécurité quotidienne (LSQ), qui intègre divers moyens de lutte contre le terrorisme. Parmi eux, l’amendement 2, qui donnera naissance au fameux article 29, invite les fournisseurs d’accès à Internet à stocker pendant un an les “logs”, c’est-à-dire les données de connexion de leurs abonnés.

 

En raison de son caractère exceptionnel, la mesure était censée durer jusqu’au 31 décembre 2003, avant d’être éventuellement prolongée après un rapport d’évaluation. Mais un amendement déposé par Christian Estrosi au projet de Loi sur la sécurité intérieure (LSI), le 21 janvier 2003, la rendra définitive. Censée prévenir les menaces d’attentats, la surveillance des internautes est aujourd’hui totalement séparée de l’existence ou non d’une menace terroriste.

 

Un pas de plus est franchi en 2006 : la loi relative à la lutte contre le terrorisme (LCT)  http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053177

présentée par le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, élargit l’obligation de conservation des “données de trafic” aux cybercafés. Elle permet en outre aux services antiterroristes de pouvoir y accéder en dehors de tout contrôle de l’autorité judiciaire, après avis d’une personnalité qualifiée “placée auprès du ministre de l’intérieur”. La surveillance d’Internet échappe désormais à toute procédure judiciaire pour se placer sous le contrôle direct de l’Etat.

 

      -. Les “fadettes”, Les “données de connexions” téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) peuvent aujourd’hui être stockées pendant un an.Les communications téléphoniques ont subi le même traitement. Jusqu’à récemment, la communication par les opérateurs de téléphonie des factures détaillées (les “fadettes”) de leurs clients aux services de police était encadrée par l’article 22 de la loi du 10 juillet 1991 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=C15CED82E768E958B0B30F4ACC86CCDA.tpdjo16v_2?idArticle=LEGIARTI000006421147&cidTexte=LEGITEXT000006077781&dateTexte=20101001

. Elle imposait notamment à la police une procédure d’autorisation, soit par un juge, soit parla Commissionnationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

 

La loi contre le terrorisme de2006 atout changé : une simple réquisition permet désormais au parquet de consulter les “fadettes”, sans quela CNCISait son mot à dire. Le texte prévoit en outre que ces “données de connexions” téléphoniques (qui appelle qui, où, quand, combien de temps) puissent être stockées pendant un an.

 

En conséquence, une “avalanche de réquisitions s’abat, sans contrôle, sur les opérateurs”, rapporte le Canard enchaîné du 7 septembre 2011. Interrogé par l’hebdomadaire, le porte-parole du CNCIS admet que ces demandes lui “échappent totalement”. “Seul le législateur peut changer cet état de fait”, ajoute-t-il. “La loi de 1991 était jugée trop lente. On a accéléré les procédures dérogatoires au nom de l’antiterrorisme en maintenant un niveau minimum de légalité”, souligne Christophe André, maître de conférence à Sciences Po et auteur de Droit pénal spécial. “Le problème, c’est que ces procédures finissent par devenir la norme…”

 

Peter Hustinx, contrôleur européen à la protection des données, n’est pas loin de partager cet avis. Qualifiant la conservation des “logs” d’”atteinte massive à la vie privée”,  il estime que la directive européenne ayant généralisé cette surveillance des télécommunications constitue “sans aucun doute l’instrument le plus préjudiciable au respect de la vie privée jamais adopté par l’Union européenne eu égard à son ampleur et au nombre de personnes qu’elle touche”.

 

 

      -.Transport aérien

 

Sans surprise, le transport aérien a été le secteur le plus touché par les mesures de sécurité prises au lendemain du 11-Septembre. Et à chaque nouvelle tentative d’attentat, une nouvelle mesure de sécurité a été inventée :

 

- Objets tranchants : Les terroristes ayant détournés les quatre avions du 11-Septembre étaient armés de simples cutters. Couteaux, tondeuses, coupe-ongles et autres pinces à épiler sont donc désormais proscrits en cabine.

 

- Chaussures : Depuis l’attentat raté de Richard Reid, l’homme aux “chaussures explosives”, qui avait caché250 grammes de Pentrite dans ses souliers sur un vol en décembre 2001, tout voyageur peut être amené à devoir se déchausser avant d’embarquer.

 

- Liquides : En août 2006, les autorités britanniques découvrent qu’un groupe d’hommes auraient eu l’intention de faire exploser des avions en dissimulant des explosifs liquides dans des biberons et des flacons de shampoing. L’embarquement en cabine de produits liquides sera dorénavant strictement encadré. Ils peuvent être emportés en cabine sous réserve d’être conditionnés dans des contenants ne dépassant pas 100 mL, et doivent ensuite être contenus dans des sacs plastiques transparents et fermés ne dépassant pas20 cm sur20 cm. Exit donc : parfum, crèmes solaires, dentifrice, mousse à raser, déodorant en spray, shampoing, sodas, alcools, confiture, produits laitiers…

 

Scanners corporels : En décembre 2009, un passager du vol Lagos-Amsterdam-Detroit tente de faire exploser un bloc de penthrite artisanale collée sur sa jambe. Plusieurs aéroports européens s’équipent aussitôt de scanners corporels. Le 6 juillet, le Parlement européen se prononce pour une utilisation très encadrée de cette technologie dans les aéroports (cf. Nea say)La Commission européenne doit proposer un projet d’ici à la fin de l’année pour que les Etats s’équipent avant la levée des restrictions sur les liquides fin 2013.

 

Transfert de données

Après les attentats du 11-Septembre, l’administration Bush exige des compagnies européennes qu’elles lui transmettent les données personnelles de leurs passagers en partance vers les Etats-Unis. En cas de refus, ces dernières se verraient interdire d’atterrissage sur le territoire américain. Bruxelles négocie aussitôt un accord, que la cour de justice européenne s’empresse de juger illégal. Le superviseur européen pour la protection des données fait lui aussi part de ses “doutes sérieux quant à [sa] compatibilité avec les droits fondamentaux” en vigueur en Europe.

 

Ces fichiers, dits PNR (Personal Name Record), seront pourtant diffusables à toutes les agences associées au Département de la sécurité intérieure, commela CIAet le FBI, qui pourront les conserver pendant quinze ans. Les données en question peuvent comprendre : votre nom, votre adresse, votre numéro de carte de crédit, ainsi que vos habitudes alimentaires…

 

Biométrie Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal officiel.Les attentats de Londres en 2005 accélèrent la mise en oeuvre des projets internationaux de contrôle électronique des flux migratoires. Dès le lendemain de l’attaque, le gouvernement français annonce la généralisation progressive du visa biométrique. Un fichier comportant les données biométriques des passagers des aéroports (Parafes) est créé par un décret paru le 7 août 2007. Désormais, les voyageurs désireux d’éviter l’attente à la douane pourront communiquer librement les empreintes digitales de huit de leurs doigts, leur état civil, leur lieu de naissance, leur nationalité et leur adresse.

 

Dans un premier avis http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000825784&dateTexte=

, la CNILidentifie des risques pour la protection des données. Elle dénonce également un “champ d’application (…) potentiellement beaucoup plus large que la population officiellement visée” puisqu’il n’est pas “précisément défini dans le projet de décret”. Dans un deuxième avis http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/passeports-biometriques-la-cnil-reservee-sur-la-creation-de-la-premiere-base-de-donnees-biom/

, elle estime qu’”un sujet d’une telle importance devait passer devant le Parlement et nous n’avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données”.La CNILnote quela Franceva plus loin que la réglementation européenne, et juge que le dispositif français comporte “des risques d’atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles”.

 

Ces réserves n’ont pas empêché une proposition de loi sur la mise en place d’une nouvelle carte d’identité biométrique. Si cette nouvelle carte d’identité est validée http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/08/pas-encore-adoptee-la-carte-d-identite-biometrique-est-deja-critiquee_1546615_3224.html

, elle devrait conduire à la constitution d’un vaste “fichier central biométrique” contenant toutes les données des titulaires, soit “potentiellement 45 à 50 millions de personnes”.

 

VidéosurveillanceLe gouvernement parle de “vidéoprotection”, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.Les caméras de vidéosurveillance ne datent pas d’hier, puisque l’installation des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux ouverts au public est encadré par la loi du 21 janvier 1995. Mais avec l’augmentation de la menace terroriste, leur nombre a explosé depuis dix ans.

 

La loi contre le terrorisme de 2006 prévoit explicitement de “développer la vidéosurveillance” en facilitant l’implantation de caméras et l’enregistrement des images. L’adoption en 2010 de la loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta-pdf/performance_securite_interieure120210.pdf

, va plus loin : l’Etat pourra  désormais imposer aux municipalités l’installation de caméras dans trois cas : “La prévention des actes de terrorisme, les sites d’importance vitale, ou les intérêts fondamentaux de la nation”. L’Etat ambitionne de multiplier par trois le nombre de caméras, qui passeront de 20 000 à 60 000 d’ici à 2011, dont un millier à Paris. Au fil des années, un changement sémantique s’opère : le gouvernement parle de “vidéoprotection”, un terme jugé moins agressif que celui de vidéosurveillance.

 

La procédure pénale .Entre juin et août, seuls quatre gardés à vue sur dix ont demandé pour leur audition la présence d’un avocat (41 %).

 

 

- Mandat d’arrêt : C’est la principale révolution juridique des dix dernières années. Le 11 juin 2002, une décision cadre de l’UE instaure le “mandat d’arrêt européen”, qui sera transcrit en droit français en 2004. Ce mandat remplace une vieille tradition, la procédure d’extradition, en imposant à chaque autorité judiciaire nationale de reconnaître, ipso facto, la demande de remise d’une personne formulée par l’autorité judiciaire d’un autre État membre.

 

L’objectif affiché est la construction d’un espace de ” liberté, de sécurité et de justice ” au sein de l’UE, à travers une procédure plus simple, plus efficace et plus rapide. Pour ses détracteurs, loin d’unifier le droit au niveau de l’UE, il étend au contraire à toute l’UE le champ d’application des procédures d’exception et lois liberticides, spécifiques à chaque Etat membre. Le mandat d’arrête européen est-il un déni de l’Etat de droit ? (cf. Nea say)

Depuis 2004, 1 567 personnes ont été remises à la France, qui en a de son côté remis 1 950, dont 400 Français, précise le ministère de la justice. http://www.justice.gouv.fr/actualite-du-ministere-10030/zoom-sur-le-mandat-darret-europeen-19534.html

 

-Garde à vue  (cf. dossier de Nea say): En droit commun, la garde à vue dure 24 heures, renouvelable une fois sur autorisation du ministère public. Seuls les suspects de terrorisme “bénéficient” d’un régime spécial depuis 1986, avec une garde à vue de quatre jours maximum. Mais cette mesure dérogatoire va progressivement gagner du terrain, l’exception devenant peu à peu la norme. En 2004, la loi Perben II http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005765479&dateTexte=20110908

-        étend le régime de garde à vue des présumés “terroristes” à d’autres crimes, comme les affaires de délinquance organisée, de proxénétisme aggravé ou de trafic de stupéfiants. Depuis 2006, lorsqu’”il existe un risque sérieux de l’imminence d’une action terroriste”, la garde à vue des suspects peut a été portée à six jours.

 

“Le problème, c’est que toutes ces procédures dérogatoires introduites au nom de l’antiterrorisme ont fini par devenir la norme, souligne Christophe André, l’auteur de Droit pénal spécial. Puisqu’elles se révèlent efficaces contre ce monstre qu’est le terrorisme, elles sont donc employées pour combattre d’autres monstres et ont fini par contaminer l’ensemble du droit pénal”.  Les Cours suprêmes, qu’elles soient européennes ou nationales, ont donné un coup d’arrêt à cette dérive, mais  concernant les terroristes, leurs complices ou présumés tels, la réforme ne les atteints pas.

 

« Nous avons sur-généralisé et théologisé cet acte terroriste, que nous avons transformé en un affrontement avec le monde musulman, en adoptant un discours très général sur le jihad et le terrorisme islamique. Il est alors devenu très difficile d’isoler les terroristes au sein des pays musulmans, et d’obtenir  le soutien des gouvernements musulmans » a déclaré Zbigniew Brzezinki , l’ancien conseiller du président Carter, dans le Monde  du 11 septembre.

 

Dossier spécial de la Fédération internationale des droits de l’Homme http://www.fidh.org/Dossier-special-11-septembre

 

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Lutte contre le terrorisme : Bilan. Report de l’examen du rapport de Sophie in’t Veld

Publié par info@eu-logos.org le 14/09/2011

 Le vote d’une résolution sur les mesures antiterroristes prises en Europe depuis le 11 septembre a été reporté par les députés, à la demande du rapporteur Sophie in’t Veld (ADLE, NL).

Le projet de texte appelait à une évaluation exhaustive Lire la suite »

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Politique antiterroriste de l’UE : besoin d’y voir plus clair réclament les députés européens.

Publié par info@eu-logos.org le 18/07/2011

   La politique antiterroriste doit correspondre aux menaces terroristes et se baser sur des preuves et non des suppositions, selon une résolution adoptée par la commission des libertés civiles mardi 12 juillet. Les députés demandent une évaluation appropriée des mesures prises en vue de combattre le terrorisme en Europe depuis le 11 septembre et invitent instamment la Commission européenne à présenter une étude sur le coût de la politique antiterroriste. La résolution d’initiative a été approuvée par 29 voix pour et 24 voix contre. Les groupes PPE, ECR et EFD ont voté contre. Ce qui laisse présager une belle empoignade à la plénière de septembre prochain. Lire la suite »

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Mieux protéger les citoyens de l’UE : à l’image des Etats-Unis, créer un système européen de surveillance du financement du terrorisme. Un débat qui tombe à point !

Publié par info@eu-logos.org le 17/07/2011

 La Commission vient de proposer dans une communication les options envisageables. Elles s’inscrivent dans un train de mesures (41 actions en 5 étapes présentées en novembre 2010). La communication de la Commission a adopté  constitue une première réponse à l’invitation  du Parlement européen et du Conseil à préparer un cadre juridique et technique afin de créer un système de ce type dans l’Union. Lire la suite »

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Scanners dans les aéroports : le Parlement européen préconise des comportements raisonnables. Sur la voie d’une conciliation possible avec la Commission et le Conseil. Après le scandale de 2008, le feu vert !

Publié par info@eu-logos.org le 07/07/2011

Le Parlement européen a adopté une résolution dans le calme et presque l’indifférence qui contraste avec les débats houleux d’un passé qui n’est pas lointain (Cf. Nea Say 17 articles http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=scanner&Submit=%3E . Les préconisations restent sévères et constituent un garde-fou utile et praticable .    Les scanners corporels devraient être autorisés seulement si la santé, la dignité et la vie privée des passagers sont protégés, soulignent les députés dans une résolution adoptée le 6 juin dernier. Lire la suite »

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