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Archive pour la catégorie ‘Lutte contre la criminalité’

Trafic d’êtres humains : la Commission installe un site web dédié à la lutte contre le trafic

Publié par info@eu-logos.org le 23/12/2010

La Commission espère pas ce biais accroître la vigilance, la cohérence et l’efficacité des actions. Le site comportera des informations factuelles sur l’ensemble des dispositifs mis en œuvre dans les Etats membres : législations, plans d’action, coordination, prévention, assistance et soutien aux victimes, enquêtes, poursuites et coordination internationale. Lire la suite »

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Sécurité des européens : dans la foulée du programme de Stockholm, la Commission propose un vaste catalogue (5 domaines prioritaires, 41 actions). Suffisant pour nous rassurer ?

Publié par info@eu-logos.org le 23/11/2010

La «stratégie de sécurité intérieure de l’UE en action» adoptée le 22 novembre comporte 41 actions visant les menaces les plus urgentes en matière de sécurité, auxquelles l’Europe est actuellement confrontée. Ces actions ont pour objectif commun de démanteler les réseaux criminels et terroristes, de protéger les citoyens, les entreprises et la société contre la cybercriminalité, d’accroître la sécurité de l’Union européenne grâce à une gestion plus intelligente des frontières, et de renforcer la préparation et la capacité de réaction de l’UE aux crises. Une approche commune qui veut faire sauter les cloisonnements dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la criminalité transfrontière et la cybercriminalité, mais aussi les crises et les catastrophes. Lire la suite »

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Criminalité environnementale : Interpol demande aux policiers de combattre les atteintes à l’environnement. Un sujet bien oublié par les institutions européenne, le Conseil des ministres comme le Parlement européen.

Publié par info@eu-logos.org le 12/11/2010

L’Assemblée générale d’Interpol a adopté le 8 novembre dernier, à l’unanimité, à Doha, une résolution soutenant la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées (CITES) et demandant aux forces de police du monde entier de lutter contre les “atteintes à l’environnement”.

“Inquiète de l’influence de la criminalité de l’environnement sur l’économie et la sécurité mondiales” et “constatant que les atteintes à l’environnement ne sont pas limitées par les frontières et mettent à contribution le crime organisé”, la résolution AG-2010-RAP-08 d’Interpol “exhorte les pays membres et les organisations partenaires d’Interpol à soutenir l’Organisation (CITES)”. Elle appelle ses membres à “apporter une contribution financière volontaire ou à mettre à disposition du personnel spécialisé au service du Programme Interpol sur les atteintes à l’environnement”.

S’adressant aux délégués policiers juste avant le vote, le secrétaire général de la CITES, John Scanlon, avait déclaré: “la faune et la flore en danger ne peuvent être protégés sans vous, sans la police”. “L’adoption de cette résolution est un message très fort envoyé à ceux qui tentent de déposséder les pays de leurs ressources naturelles”, a-t-il ajouté. “La communauté policière internationale reconnaît qu’elle doit oeuvrer de concert, sous la direction d’Interpol, afin de déférer devant la justice les criminels de l’environnement”. Dans sa résolution, Interpol stipule que “les services à qui incombe la mission d’appliquer les lois sur l’environnement ont besoin d’être en contact avec Interpol (…) Ils contribuent à la répression aux côtés de la communauté policière internationale”.

La Directive européenne 2008/99/CE du Parlement européen et du Conseil : une première décision-cadre concernait la criminalité environnementale (adoptée en 2003 par le Conseil, sur la base des dispositions relatives à la coopération en matière pénale figurant dans le traité sur l’Union européenne). La Commission européenne a en 2007 présenté une nouvelle (après le retrait de la précédente suite à l’annulation par la Cour de Justice)proposition de directive imposant aux États membres de traiter les atteintes graves à l’environnement comme des infractions pénales et à veiller à ce qu’elles soient effectivement sanctionnées, de manière notamment à ce que les délinquants environnementaux ne profitent des disparités entre les droits pénaux des États membres. « Nous ne pouvons permettre que la criminalité environnementale trouve refuge au sein de l’Union » avait alors  insisté le vice président Franco Frattini à cette occasion.

La directive européennedéfinit un ensemble minimal d’infractions graves à l’environnement et impose aux États membres de prévoir des sanctions pénales plus dissuasives à l’encontre de ce type d’infractions, lorsqu’elles sont commises intentionnellement ou du fait de négligence grave. Cette directive vise à obliger les États membres à sanctionner pénalement certains comportements qui constituent des atteintes graves à l’environnement. Ce seuil minimal d’harmonisation permet une meilleure application du droit de l’environnement, conformément à l’objectif de protection de l’environnement prévu par l’article 174 du traité instituant la Communauté européenne (traité CE).

Comportements sanctionnés Les États membres devront incriminer les comportements suivants, s’ils violent une réglementation communautaire dans le domaine de la protection de l’environnement et sont commis intentionnellement ou par négligence grave:

•le rejet illicite * dans l’atmosphère, le sol ou les eaux, de matières ou de radiations ionisantes causant ou susceptibles de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou une dégradation substantielle de l’environnement;

•la collecte, le transport, la transformation ou l’élimination illicite de déchets causant ou susceptibles de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou une dégradation substantielle de l’environnement;

•le transfert illicite de déchets portant sur une quantité non négligeable;

•l’exploitation illicite d’une usine dans laquelle une activité dangereuse est exercée ou des substances ou préparations dangereuses sont stockées ou utilisées, causant ou susceptible de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou une dégradation substantielle de l’environnement;

•la fabrication, le traitement, le stockage, l’utilisation, le transport, l’exportation ou l’importation ou l’élimination illicites de matières nucléaires ou d’autres substances radioactives dangereuses, causant ou susceptibles de causer la mort ou de graves lésions à des personnes, ou une dégradation substantielle de l’environnement;

•la mise à mort, la destruction, la possession, la capture ou le commerce illicites d’espèces animales et végétales protégées;

•la dégradation illicite d’un habitat protégé;

•le commerce ou l’utilisation illicite de substances appauvrissant la couche d’ozone.

Les États membres doivent en outre assurer que l’acte d’inciter à commettre un acte incriminé ou en être complice soit également punissable.

Sanctions  Les sanctions pénales doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. Les États membres doivent prévoir la responsabilité des personnes morales * quand les infractions ont été commises pour leur compte par toute personne exerçant un pouvoir de direction en son sein, agissant soit individuellement, soit en tant que membre d’un organe de la personne morale, quand celle-ci dispose de:

•un mandat pour représenter la personne morale;

•un pouvoir de prise de décisions au nom de la personne morale; ou

•un pouvoir de contrôle au sein de la personne morale.

Cette responsabilité peut être de nature pénale ou administrative, dépendant du système juridique de l’État membre en question. Il appartient aux États membres de prévoir une action permettant d’engager la responsabilité des personnes morales dans le cas où une personne soumise à l’autorité d’une personne morale aurait manqué à son devoir de surveillance ou de contrôle permettant ainsi la commission d’une infraction pour le compte d’une personne morale.

Rappel historique La Commission avait adopté en 2001 une proposition de directive sur la protection de l’environnement par le droit pénal. En 2003, le Conseil avait adopté la décision-cadre 2003/80/JAI basée sur les dispositions du traité UE sur la coopération entre les États membres en matière pénale. Cette décision-cadre fut annulée en 2005 par la Cour de justice européenne parce que sa base juridique n’était pas correcte. Les mesures contenues dans la décision-cadre auraient pu être prises par la Communauté dans la cadre de sa politique de protection de l’environnement. La Commission avait alors adopté une nouvelle proposition le 12 février 2007, laquelle a conduit à l’adoption de la présente directive.

      -. Texte de la Directive 2008/99/CE du Parlement européen et du Conseil (FR) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:328:0028:0037:FR:PDF

 (EN) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:328:0028:0037:EN:PDF

-. Le site spécialisé d’Interpol rappelle ses activités et sa mission http://www.interpol.int/Public/EnvironmentalCrime/Default.asp

 

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Autre forme de protection des données, lutter contre la cybercriminalité et les cyberattaques. Des experts viennent de tester les moyens de défense lors d’une première simulation de cyberattaque paneuropéenne.

Publié par info@eu-logos.org le 08/11/2010

Des experts en cybersécurité européens ont procédé le 4 novembre dernier à la toute première simulation d’une cyberattaque organisée au niveau paneuropéen, afin de mettre à l’épreuve leurs moyens de défense. Dans le cadre de l’exercice «Cyber Europe 2010», des experts se sont efforcés de contrer des tentatives simulées de pirates informatiques pour paralyser des services en ligne critiques dans plusieurs États membres de l’UE. La simulation a reposé sur un scénario où la connectivité internet entre pays européens serait progressivement perdue ou gravement altérée dans tous les pays participants, de sorte que les particuliers, les entreprises et les institutions publiques éprouveraient des difficultés à accéder à des services en ligne essentiels. Lors de cet exercice, les États membres ont dû  coopérer pour éviter un blocage total (simulé) du réseau. Lire la suite »

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Crime organisé, un mot clé de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, un mot clé du Programme de Stockholm. Mais qu’est-ce que cela recouvre dans la réalité ? Un « crime organisé » bien méconnu des citoyens européens! Demain un monde sans peur ?

Publié par info@eu-logos.org le 25/10/2010

Dix ans après l’adoption à Palerme de la Convention des Nations Unies contre la Criminalité Transnationale Organisée ( UNTOC), la Conférence des Etats parties à la Convention, à Vienne , nous permet d’en savoir un peu plus. Des profits extraordinaires, gigantesques et un risque croissant de la déstabilisation de la planète et une réponse trop molle de la communauté internationale tel est le vrai sujet de la conférence. La pression du crime organisé sur les gouvernements s’accroît, la coopération entre les mafias d’un bout à l’autre de la planète se renforce pour le recyclage des flux financiers d’une activité criminelle  dans d’autres activités criminelles , dans un éventail de plus en plus élargi, aux ramifications proliférantes. Dans le même temps la coopération entre les gouvernements reste faible. Bref , une menace globale. Lire la suite »

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Faut-il continuer à poursuivre les ROMS ? et pourquoi pas les mafias agroalimentaires ? Mais à la différence des Roms, ils ne sont pas fichés et restent invisibles.

Publié par info@eu-logos.org le 07/10/2010

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EUROPOL en action ! un vaste trafic de drogue démantelé. Dénonciation de l’implication du crime organisé dans les marchés de l’énergie.

Publié par info@eu-logos.org le 31/08/2010

Europol particulièrement actif pendant ces dernières semaines. Lire la suite »

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Amnesty international : le rapport. Pour une justice mondiale.

Publié par info@eu-logos.org le 27/05/2010

Dans son rapport annuel , rendu public le 27 mai, Amnesty International insiste sur l’importance de la justice internationale dans le monde d’aujourd’hui, en dénonçant l’impunité dont jouiraient des tortionnaires dans encore 61 pays. L’organisation qui traite des atteintes aux droits humains dans 159 pays en a retenu cent onze dans lesquels en 2009 des personnes ont été torturées ou ont subi d’autres mauvais traitements. C’est un pavé de 400 pages qui répertorie, Etat par Etat, les atteintes aux droits humains dans le monde: le rapport annuel d’Amnesty est exhaustif et précis. En détaillant la situation dans 159 pays (dont la France), l’ONG entend montrer qu’aucun gouvernement n’est exempt de reproches lorsqu’il s’agit de faire respecter les règles fondamentales. Pour tenter de réduire cette faille qui condamne «des millions de personnes à subir des violations» de leurs droits les plus fondamentaux, Amnesty International en appelle à la responsabilité des États du G20 qui devraient montrer l’exemple en adhérant au statut de Rome de la Cour pénale internationale. Sept d’entre eux, dont les Etats-Unis et la Chine, ne l’ont pas encore fait. Une telle adhésion permettrait de poursuivre les crimes qui vont à l’encontre des droits humains dans le monde entier.
Le mandat d’arrêt délivré par la CPI en 2009 contre le président soudanais Omar el-Béchir, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a montré pour la première fois que même un chef d’Etat en exercice n’est pas au-dessus des lois. L’année 2009 a pu ainsi être présentée comme importante pour la justice internationale. Celle-ci «donne aux victimes un droit à la vérité», explique Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, «mais c’est aussi une lutte contre l’impunité». En vedette, la Conférence de la révision du Statut de Rome qui s’est ouverte à Kampala le 21 mai et qui sera l’occasion pour les États de manifester leurs engagements envers la Cour. «Aussi longtemps que les gouvernements subordonneront la justice à leurs intérêts politiques, la plus grande partie de l’humanité ne pourra vivre libérée de la terreur et de la misère», souligne le secrétaire général d’Amnesty International par intérim, Claudio Cordone. La Chine une fois de plus citée à de nombreuses reprises dans le rapport d’Amnesty International.
Si on a identifié des actes de torture dans 111 pays et aussi la violence des fonctionnaires de police français, l’ONG évoque également des progrès encourageants depuis l’élection de Barack Obama comme la fin des prisons secrètes de la CIA et une plus grande transparence quant aux interrogatoires forcés, même si la guerre contre le terrorisme n’a pas encore livré toutes ses zones d’ombre. La France n’est pas oubliée : violence policière, “La France ne doit pas devenir une terre d’impunité” (cf infra), la loi contre le port de la Burqa. Le talon d’Achille de la progression des droits humains se situe avant tout dans la disparité des engagements des Etats vis-à-vis du droit international. ” 7 Etats du G20 n’ont pas ratifié le Traité de Rome qui crée la Cour Pénale Internationale!” rappelle Garrigos et il appelle le G20 à l’aide dans la lutte contre la torture. Francis Perrin, vice-président d’AIF, complète: “La France n’est pas en conformité avec les engagements de Rome, elle n’a pas encore adapté sa législation pour exercer la compétence universelle. Le projet à l’étude est très mauvais et nous appelons les députés à ne pas le voter en l’état”. Le texte qu’il évoque dénaturerait en effet l’esprit de la CPI. Il établit des conditions pour poursuivre un responsable étranger présumé de crime de guerre ou de crime contre l’humanité. Parmi elles, le fait de résider en France implique qu’il ne sera plus possible d’arrêter un suspect “de passage” à Paris. Autre condition: la reconnaissance du crime par la loi du pays où il a été commis. “Ce projet de loi est un camouflet pour la justice pénale internationale. S’il est adopté, la France deviendrait une terre d’impunité” résume Garrigos. L’enjeu est important: la conférence de Kampala (Ouganda) qui débute dans quelques jours fera le bilan des premières années de fonctionnement de la Cour Pénale Internationale. La présidente d’Amnesty conclut: ” La France devrait montrer l’exemple. Trop souvent encore, la politique prend le pas sur la justice”. (cf. autre article consacré à ce même sujet par le Parlement européen).
Amnesty s’oppose à une loi sur le voile intégral : l’ONG se montre plutôt hostile au projet de loi visant à interdire le voile intégral. “Il n’y a pas de justification sérieuse, réelle, à une interdiction totale et la France s’expose à des condamnations” précise Francis Perrin. La présidente d’AIF, Geneviève Garrigos complète: “le droit international est très clair sur la liberté d’expression et de religion. En Afghanistan, nous prônons la liberté de choix. Cette liberté doit s’appliquer aussi en France”.
Rapport 2010. Le BILAN http://thereport.amnesty.org/fr

Bien que 2009 ait été une année importante pour la justice internationale, il existe dans la justice au niveau mondial une faille qui ne fait que s’aggraver sous l’effet de la politique de puissance menée par les États, a déclaré Amnesty International ce jeudi 27 mai 2010 dans son bilan annuel de la situation des droits humains dans le monde.
La situation des droits humains dans le monde, qui traite des atteintes aux droits humains commises dans 159 pays, l’organisation a indiqué que des gouvernements puissants bloquaient les avancées en matière de justice internationale en se plaçant au-dessus du droit relatif aux droits humains, en protégeant leurs alliés contre la critique et en n’agissant que lorsqu’ils en tirent un intérêt politique.
« La faille de la justice mondiale permet à la répression et à l’injustice de prospérer, condamnant des millions de personnes à voir leurs droits fondamentaux bafoués, à subir l’oppression ou à vivre dans la pauvreté, a déclaré le secrétaire général d’Amnesty International par intérim, Claudio Cordone.
« Les États doivent veiller à ce que personne ne se place au-dessus des lois et à ce que tout le monde ait accès à la justice, pour toutes les violations des droits humains. Aussi longtemps que les gouvernements subordonneront la justice à leurs intérêts politiques, la plus grande partie de l’humanité ne pourra vivre libérée de la terreur et de la misère. »
Amnesty International a demandé aux gouvernements de rendre compte de leurs propres actions, d’adhérer pleinement à la Cour pénale internationale (CPI) et de faire en sorte que les crimes de droit international puissent donner lieu à des poursuites dans le monde entier. Les États qui prétendent à un rôle déterminant au plan mondial, en particulier les pays du G20, ont une responsabilité spécifique et doivent donner l’exemple, a souligné l’organisation.
La délivrance par la Cour pénale internationale d’un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el Béchir, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a marqué l’année 2009 d’une pierre blanche et montré que même les chefs d’État en exercice n’étaient pas au-dessus des lois. Mais la résistance de l’Union africaine à toute coopération, en dépit du cauchemar que vivent des centaines de milliers de personnes frappées par la violence au Darfour, illustre de manière brutale le refus de certains gouvernements de faire passer la justice avant la politique.

La paralysie du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la question du Sri Lanka, alors que des atteintes graves aux droits humains, constituant peut-être des crimes de guerre, étaient commises à la fois par l’armée régulière et par les Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE), est venue elle aussi témoigner de l’incapacité de la communauté internationale à agir lorsque cela était nécessaire. Et pendant ce temps, ni Israël ni le Hamas n’ont encore donné suite aux conclusions du rapport Goldstone (Conseil des droits de l’homme) demandant que les auteurs des atteintes aux droits humains commises lors du conflit à Gaza soient amenés à rendre compte de leurs actes.
La faille de la justice a rendu possible dans le monde entier une funeste répression. Amnesty International a recensé des cas de torture ou d’autres mauvais traitements dans 111 pays, des procès inéquitables dans 55 pays, des restrictions à la liberté d’expression dans 96 pays et la présence de prisonniers d’opinion dans 48 pays ; de telles violations se produisent peut-être dans un plus grand nombre d’États encore.
Dans de nombreux pays, des organisations et des militants qui s’occupent de la défense des droits humains ont été pris pour cibles ; leurs activités ont été entravées par les pouvoirs publics, qui manquaient également à leur devoir de protection.
Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les autorités de l’Arabie saoudite, de la Syrie et de la Tunisie n’acceptaient pas la critique, et la répression s’est accrue en Iran. En Asie, le gouvernement chinois a accru les pressions sur ceux qui remettaient en cause son autorité, arrêtant et persécutant les défenseurs des droits humains ; en Corée du Nord et au Myanmar, des milliers de personnes ont fui une répression sévère et une situation économique désastreuse.
Dans certains pays d’Europe et d’Asie centrale, l’espace accordé aux voix indépendantes et à la société civile s’est resserré ; la liberté d’expression a été injustement restreinte en Russie, en Turquie, au Turkménistan, en Azerbaïdjan, au Bélarus et en Ouzbékistan. Des centaines d’homicides illégaux commis par les forces de sécurité ont été recensés dans les Amériques, en particulier au Brésil, à la Jamaïque, en Colombie et au Mexique ; aux États-Unis, l’impunité pour les violations perpétrées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme persistait. Certains États africains, par exemple la Guinée et Madagascar, ont répondu à la dissidence en usant d’une force excessive et en commettant des homicides illégaux, tandis que l’Éthiopie et l’Ouganda, entre autres, réprimaient la critique.
Les conflits ont été marqués par un mépris cynique pour la vie des civils. En République démocratique du Congo, au Sri Lanka et au Yémen, les groupes armés et les forces régulières ont violé le droit international. Les forces israéliennes et les groupes armés palestiniens ont blessé et tué illégalement des civils dans le cadre du conflit qui s’est déroulé dans le sud d’Israël et à Gaza. Des milliers de civils ont été touchés par l’intensification des violences commises par les talibans en Afghanistan et au Pakistan, et ce sont les populations civiles aussi qui payaient le plus lourd tribut aux conflits en cours en Irak et en Somalie. Dans la plupart des crises de la planète, des femmes, des jeunes filles et des fillettes ont subi des viols et d’autres violences commises par des membres des forces gouvernementales et des groupes armés.

D’autres phénomènes ont marqué l’année 2009.

•Des expulsions forcées et collectives ont été menées en Afrique, par exemple en Angola, au Ghana, au Kenya et au Nigeria, et les personnes chassées de chez elles se sont bien souvent enfoncées plus profondément encore dans la misère.
•Davantage de cas de violences domestiques contre les femmes, de viols, de sévices sexuels, de meurtres et de mutilations après un viol ont été signalés au Mexique, au Guatemala, au Salvador, au Honduras et à la Jamaïque.
•Dans les pays de la région Asie-Pacifique, notamment en Corée du Sud, au Japon et en Malaisie, des millions de migrants ont été victimes d’exploitation, de violences et d’abus.
•Une forte augmentation du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance a été constatée en Europe et en Asie centrale.
•Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, des attaques menées par des groupes armés – dont certains étaient apparemment liés à Al Qaïda – dans des pays comme l’Irak et le Yémen ont accru l’insécurité.
Au plan mondial, alors que les crises alimentaire, énergétique et financière ont eu pour effet de faire basculer dans la misère des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, les événements ont montré le besoin urgent de faire cesser les atteintes aux droits humains qui plongent les personnes dans la pauvreté.

« Les gouvernements doivent être amenés à rendre des comptes pour les violations des droits humains qui génèrent et aggravent la pauvreté, a déclaré Claudio Cordone. La réunion d’examen des Objectifs du millénaire pour le développement qui doit se dérouler à New York (États-Unis) en septembre prochain offre aux chefs d’État l’occasion de passer des promesses aux engagements juridiquement contraignants ».

Les femmes, en particulier les femmes pauvres, ont été les plus durement touchées par l’incapacité des gouvernements à faire de ces Objectifs une réalité. On estime que 350 000 sont mortes à travers le monde de complications liées à la grossesse, la mortalité maternelle étant souvent le résultat direct de la discrimination liée au genre, de violations des droits sexuels et reproductifs et de la privation de l’accès aux soins.

« Pour progresser dans la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement, a poursuivi Claudio Cordone, les gouvernements doivent promouvoir l’égalité entre hommes et femmes et prendre des mesures pour faire cesser la discrimination à l’égard des femmes. »

Amnesty International a par ailleurs appelé les États du G20 qui n’ont pas encore adhéré au Statut de Rome de la Cour pénale internationale – les États-Unis, la Chine, la Russie, la Turquie, l’Inde, l’Indonésie et l’Arabie saoudite – à le faire. La Conférence de révision du Statut de Rome qui s’ouvre à Kampala le 31 mai est l’occasion pour les États de montrer leurs engagements envers la Cour.
Malgré les manquements graves constatés l’an dernier, les signes de progrès en matière de justice ont été nombreux. En Amérique latine, des enquêtes ont été relancées sur des crimes dont les auteurs étaient protégés par des lois d’amnistie, et des jugements historiques ont été rendus contre d’anciens dirigeants. L’ex-président du Pérou, Alberto Fujimori, a ainsi été condamné pour crimes contre l’humanité, tandis que le dernier président militaire de l’Argentine, Reynaldo Bignone, était déclaré coupable d’enlèvement et de torture. À l’exception du procès de l’ancien président du Liberia, Charles Taylor, toutes les procédures entamées devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone ont été menées à leur terme.
« Nous avons besoin d’une justice mondiale : tel est l’un des messages forts qui se dégagent de l’année écoulée, a affirmé Claudio Cordone. La justice donne équité et vérité à celles et ceux qui sont victimes de violations, elle prévient les atteintes aux droits humains et construit, à terme, un monde plus sûr et plus stable. »

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Droit pénal humanitaire : en France la polémique enfle après le rapport de Amnesty international. La France: un refuge pour les génocidaires?

Publié par info@eu-logos.org le 27/05/2010

On pourrait le croire à la lecture de certains journaux ( le Monde, Libération…) qui ne font d’ailleurs nullement référence au fait qu’on le veuille ou non, il s’agit d’un dossier « européen » (cf. autre article dans Eulogos-Nea say sur le débat au Parlement européen consacré à la Conférence de Kampala). Lire la suite »

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Baisse de la criminalité aux Etats-Unis pour la troisième année consécutive.

Publié par info@eu-logos.org le 25/05/2010

            Pour la troisième année d’affilée, le taux de criminalité a fortement baissé en 2009 aux Etats-Unis, selon les chiffres publiés par le FBI lundi 24 mai. En dépit de la récession économique, la chute de la criminalité a été plus importante qu’en 2007 et 2008. Lire la suite »

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