Les uns et les autres quel que soit le niveau où ils sont (députés, sénateurs, conseillers régionaux, ou simples conseillers municipaux d’une petite commune) n’ont pas pris conscience de leur grande Lire la suite »
Archive pour la catégorie ‘BREVES’
editorial de Nea say n° 114. Parlementaires et élus nationaux : il faut se réveiller ! Une nécessité dans une Europe à deux vitesses. De la crise au sursaut.
Publié par info@eu-logos.org le 09/11/2011
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Populisme : recule-t-il en Europe ?
Publié par info@eu-logos.org le 25/10/2011
Il faut être prudent : s’entendre sur le terme même de populisme, être attentif aux circonstances nationales. Un recul apparent est incontestable mais il peut avoir des causes différentes. Cependant on ne peut rester insensible à ce qui s’est passé en Suisse, Norvège, Danemark, voire Pologne. Une montée irrésistible des populismes semble exclue dans l’immédiat. Trop tôt pour dire si c’est le début d’un reflux. Lire la suite »
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Le Parlement européen débloque trois directives : permis unique de travail et de résidence,, directive qualifications et abus sexuels sur les enfants.
Publié par info@eu-logos.org le 24/10/2011
Le déblocage n’a pu être possible que par un compromis accepté par le Parlement européen sur les tableaux de concordance. Les groupes du PE se sont ralliés à la proposition de la présidence polonaise.
Un compromis ( déjà acceptée par le Conseil, à savoir le devoir pour les Etats membres de détailler à la Commissionles mesures nationales transposant la directive mais dans la mesure du possible et sans caractère obligatoire sauf si la Commissionle demande. Le groupe ADLE a été le seul à ne pas soutenir cet accord. Fin 2012, le Parlement européen sera tenu de faire le bilan de cet accord ont décidé les groupes politiques du Parlement. Ces trois textes maintenant débloqués vont être formellement adoptés en session plénière du Parlement européen puis par le Conseil avant d’entrer en vigueur. Ainsi sera mis fin à de longues sagas comme le permis unique (cf.Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?q=permis+unique&Submit=%3E )
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Une feuille de route pour la croissance et la stabilité : nouvelle riposte de José Manuel Barroso, deux semaines après son discours surl’Etat de l’Union européenne
Publié par info@eu-logos.org le 23/10/2011
Pendant la session plénière du Parlement européen, (le 12 octobre)le Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso a, de nouveau, attiré l’attention en apportant les réponses les plus urgentes que l’Union doit donner à la crise économique. Son « roadmap to stability and growth », déjà adoptée par la Commission, prévoit des objectifs au nombre de cinq qui , tous, doivent être poursuivis en parallèle. Lire la suite »
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Danemark : la réconciliation vers une nouvelle lune de miel ? Des annonces à un moment crucial pour l’Europe et à la veille de la présidence danoise ;
Publié par info@eu-logos.org le 18/10/2011
L’élément le plus spectaculaire réside dans le renoncement aux contrôles permanents aux frontières, mesures extravagantes qui ont contribué à alimenter l’anti-Schengen et tous les détricotages imaginables (et l’imagination est fertile en la matière) de l’Union européenne. Y mettre fin est en soi une bonne chose et que ce soit le tout nouveau chef du gouvernement , Helle Thorning Schmidt, qui l’annonce (le 3 octobre) peut laisser augurer d’autres annonces positives. Le Danemark allait, annonçait la première ministre, combattre désormais « efficacement le crime transfrontalier dans le cadre de la coopération Schengen ». Voilà qui est infiniment plus raisonnable. Lire la suite »
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L’état de l’Union (Discours de José Manuel Barroso du 28 septembre devant le Parlement européen)
Publié par info@eu-logos.org le 30/09/2011
L’état de l’Union (Discours de José Manuel Barroso du 28 septembre devant le Parlement européen)
« le gouvernement économique c’est la Commission (…)ce n’est pas à l’Etat le plus lent à fixer la cadence (…)la méthode intergouvernementale n’est pas suffisante pour sortir l’Europe de la crise (…) elle risque au contraire de mener à la renationalisation, à la fragmentation et peut-être à la mort de l’Europe » José Manuel Barroso.
Le 28 Septembre 2011 à 9 heures du matin, le président dela Commission JoséManuel Durão Barroso a parlé au Parlement, réuni en session plénière à Strasbourg.
Il a commencé son discours en parlant de la crise économique, la question qui, maintenant, va poser le plus de problèmes à l’Union. Les conséquences de la dépression économique, la mollesse des réactions, les désillusions qui se respirent dans la population sont en train de fomenter des mouvements nationalistes, des mouvements de populisme qui porter atteinte à l’Union, à la monnaie unique et à la liberté de circulation en Europe. La crise va finir, elle doit finir et pour cela les leaders politiques doivent s’engager davantage, et rassurer les citoyens car l’Europe est encore un avenir.
Une des conséquences les plus claires de la crise est sûrement la situation catastrophique dela Grèce, mais le président n’a pas de doute,la Grèceva rester dans l’Euro-zone, mais elle a plus que jamais besoin de l’Union Européenne. L’île méditerranéenne aurait besoin, sûrement, de nouvelles décisions politiques et économiques, comme le « six-pack ».
Puis de l’économie on est passé à la dimension politique et le président a souligné l’importance d’une intégration toujours plus étroite entre les pays dans ce domaine. La méthode intergouvernementale n’est pas plus suffisante et pour faire avancer l’Union,la Commissiondevrait être plus indépendante, et atteindre un niveau politique que n’autorise pas la simple coopération entre les Etats.La Commissionest le gouvernement économique de l’Union et aucune autre institution n’est nécessaire pour remplir ce rôle. Telle est la position, très claire, du président Barroso, réaffirmée avec vigueur. Pour améliorer le fonctionnement politique de l’Union, a ajouté le président, il faut favoriser la création d’une Europe à plusieurs vitesses, et accepter que des pays soient plus lents dans ce domaine. Mais on doit permettre aux pays qui le souhaitent d’enrichir l’intégration.
Actuellement, la croissance de l’Europe est l’une des principales problématiques et elle peut être obtenue grâce la recherche, l’innovation, les technologies vertes, le système des retraites, les réformes du marché du travail, mais surtout grâce aux investissements vers la jeunesse, en améliorant les conditions de travail des jeunes et en leur garantissant des stages et une meilleure formation au sein des entreprises.
Le chapitre social est sûrement très important, on doit défendre les droits garantis dans ce domaine, la liberté de circulation reconnue avec Schengen, les droits en matière d’études, les droits du travail, notre citoyenneté européenne. Il a appelé à la mise en œuvre effective dans les Etats membres de la libéralisation des services. Il a en outre rappelé qu’il était, selon lui, nécessaire qu’une harmonisation du temps de travail hebdomadaire et de l’âge à la retraité soit étudiée rapidement.
Enfin, le président dela Commission a parlé à Strasbourg des relations extérieures de l’Europe. L’Union Européenne a des responsabilités vis-à-vis des autres pays, pas seulement pour partager ses valeurs et ses idées, mais aussi pour contribuer à garantir la paix. En particulier, le président Barroso a parlé du « Printemps Arabe » et des partenariats que l’Union entretient avec les pays méditerranéens, en soulignant l’appui aux reformes démocratiques en Égypte, en Tunisie et en Algérie. C’est pour cela que la politique étrangère doit être soutenue, et que l’on doit créer une vraie défense européenne, pour que l’Union puisse jouer un rôle de première importance sur la scène mondiale. Le monde ne pourra se satisfaire d’un G2 (Etats-Unis et Chine)
Pour conclure, le président a affirmé que la période difficile que l’Europe est en train de traverser est une épreuve pour la dimension politique, une épreuve qui doit être dépassée en approfondissant la dimension communautaire. « It always seems impossible until it’s done » et on peut le faire et on doit le faire !
Il n’a pas exclu d’envisager des changements dans le Traité (notamment pour la lancement d’euro obligations à part entière) mais bien des options peuvent être mises en œuvre dans le cadre du Traité actuel.
Un discours séduisant et nécessaire prononcé par un Barroso vraiment combatif qui a su conquérir les parlementaires. Le président avait annoncé, à la veille de la conférence, que l’hémicycle apprécierait son discours ; il savait donc qu’il était nécessaire de parler des vrais problèmes que le pays et les citoyens affrontent tous les jours. Il a souligné la grande importance dela Commission, mais toujours en reconnaissant le lien fondamental avec le Conseil et les Etats membres. Il a reconnu dans la méthode communautaire le moyen plus important pour résoudre les problèmes politiques et financiers générés par la crise.
Quelqu’un, sur un réseau social, a ironiquement déclaré que Barroso avait « mangé un fédéraliste » hier matin au petit déjeuner : en effet, il a dit que chercher dans la méthode intergouvernementale la solution pour les futures relations européennes peut être vraiment dangereux. L’esprit fédéraliste a clairement suscité des oppositions chez les eurosceptiques qui se demandent si ce discours aura des suites. Ceci est en effet la crainte générale : s’agira-t-il seulement de beaux mots prononcés au bon moment, un moment utile ? On espère avoir une réponse dans les faits.
Critiquée violemment, sommée d’agir et de prendre ses responsabilités,la Commissionpar la voix de son président, un président combatif, s’est replacée au centre du jeu. L’appui du Parlement (nombreux et vigoureux applaudissements et particulièrement de la part ceux qui l’ont fortement critiqué, de façon sarcastique parfois, Cohn-Bendit, Martin Schulz, Guy Verhofstadt), l’adoption du « six pack, sur la gouvernance économique, la proposition de la taxe sur les transactions financières, l’annonce de proposition, très prochainement, en matière d’euro bonds ont singulièrement conforté sa position institutionnelle. En ce moment historiquela Commissionétait présente au rendez-vous.
Liens utiles:
-. Videos : Discours sur l’Etat de l’Union et débats des eurodéputés http://www.europa-eu-un.org/articles/en/article_11436_en.htm
-. Lettre du Président Barroso à M. Jerzy Buzek, Président du Parlement européen http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/president/factsheets/en/index.html
-. Discours sur l’état de l’Union sur le site du Président Barroso
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/393
(Raffaella D’Antonio (Università degli Studi di Napoli l’Orientale))
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Editorial du N° 113 de Nea say: le monde a besoin de l’Europe
Publié par info@eu-logos.org le 28/09/2011
Le Monde a besoin de l’Europe
C’est une thématique abordée ici assez régulièrement tout autant que sa réciprocité, l’actualité de ces derniers jours lui donne une force toute particulière et renouvelée : les ministres des finances des Brics (Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) étudient les moyens de venir en aide à la zone euro, six membres du G20 appellent le 22 septembre dernier la zone euro à agir contre la dette dans une lettre commune rendue publique par le gouvernement britannique, les uns et les autres morigènent, s’impatientent, proposent leurs services, les autorités américaines et les banques centrales s‘efforcent de donner le ton. Est-il possible de dégager un sens de cette cacophonie, ce tumulte des mots qui obscurcit les choses ? De l’hypocrisie, de l’empathie, de la realpoloitik, un sursaut pour conserver une puissance qui peu à peu s’évanouit ?Gagner un siège au Conseil de sécurité ? Un peu de tout cela sans doute, et bien autres choses. Lire la suite »
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Publié par info@eu-logos.org le 27/09/2011
Le Monde a besoin de l’Europe
C’est une thématique abordée ici assez régulièrement tout autant que sa réciprocité, Lire la suite »
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Editorial du N° 112 de Nea Say
Publié par info@eu-logos.org le 07/08/2011
« Oh, faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine »….
…Göttingen, Göttingen, c’est la célèbre chanson de Barbara, traduite en allemand que Helmut Kohl entonna en 2003 commémorant le traité d’amitié franco-allemand, le traité de l’Elysées de 1963.Göttingen est désormais un véritable chant, un hymne de la réconciliation. « Oh, faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine », c’est le premier sentiment, fort et oppressant, ressenti en apprenant le drame tragique d’Oslo .
La simple condamnation d’actes ou de propos aussi odieux ou choquants soient-ils ne peut constituer une réponse suffisante, pas plus que la réunion, à Bruxelles, des experts de « l’antiterrorisme », aussi nécessaire soit-elle. L’ampleur du drame et le contexte qui l’entoure ont créé un effroi général qui trouve pour partie son origine dans le fait que pour la première fois la radicalité de l’acte n’appartient pas l’extérieur, l’extrémisme islamiste pour parler simplement et rapidement, mais il vient de « chez nous ». C’est l’aboutissement d’une montée progressive des extrémismes européens, du populisme sous toutes ses formes et sous toutes ses manifestations. Les forces démocratiques ont tardé à réagir et ce n’est que récemment que des voix se sont élevées pour les condamner sans ambiguïté, par exemple, parmi d’autres, à plusieurs reprises et récemment encore, le président Barroso (1) : « Ne laissons pas l’initiative aux populistes (…) ce serait une terrible erreur que de laisser croire que le problème, c’est l’intégration européenne. Nous devons réfuter avec constance et exemples à l’appui tout argument allant dans ce sens »
0slo est le révélateur d’un malaise identitaire en Europe, malaise perçu et signalé depuis quelques années. Réaction tardive et incertaine qui atteste de la grande difficulté à mener une réflexion constructive et dépassionnée, autant qu’il est possible de le faire, sur ces actualités brûlantes dont Oslo est la dernière manifestation, la plus extrême, la plus barbare, la plus tragique, mais pas la première. Ce malaise identitaire est le résultat du prodigieux défi politique et culturel jeté par la mondialisation qui a fragilisé les souverainetés nationales ou régionales dans le cas de l’Europe, qui a émietté des ensembles ethnico-religieux jusqu’alors cohérents et cela notamment sous le coup de l’accroissement des flux migratoires ou plus simplement de la subite perception de leur réalité pourtant ancienne. Le vieillissement démographique, la dégradation de la figure souveraine de l’Etat appauvri et endetté apportent également leur contribution à ce malaise identitaire, tout comme un fort sentiment de déclassement face aux nouvelles puissances. Hier le changement signifiait progrès, aujourd’hui il évoque la menace et la régression. Tout cela concourt au renforcement du sentiment de fragilisation. Le multi-culturalisme déréglé exacerbe les comportements, les tensions. Il faut protéger la société des militants d’un multiculturalisme absolu et des tenants de l’homogénéité ethnoculturelle absolue, elle aussi. Pour cela renforcer le consensus sur les valeurs et sur l’attachement aux droits de la personne. Impossible, dira-t-on? Le printemps arabe démontre le contraire. Les possibles et inévitables déceptions ultérieures ne pourront faire oublier que ce mouvement a eu lieu.
A un malaise européen doit correspondre une solution européenne : l’Europe porte une bonne part de responsabilité en ne parvenant pas, pour le moment, à faire émerger une conscience européenne, à constituer un espace de référence identitaire fédérateur dépassant tous les particularismes, apportant conscience de soi et confiance en soi. L’Europe a construit son projet sur des valeurs bien réelles, et la voix officielle le rappelle régulièrement, mais cela reste inerte, faute d’un projet de citoyenneté active, un projet qui mobilise, refuse et s’oppose à l’instrumentalisation des partis et mouvements populistes.
Il faut une réponse politique globale, puissante et unitaire à ce puissant phénomène de portée historique et potentiellement dévastateur : les populismes. Il ne suffit plus de dire qu’ils sont nés sur le terreau des difficultés économiques, et de l’épuisement du système de protection sociale. Pour vaincre ses tourments l’Europe doit mobiliser ses citoyens.
Dans ce contexte on peut regretter que le nouvel agenda pour l’intégration des immigrés que vient de présenter la Commission européenne (cf. dans ce numéro l’article de présentation à ce sujet) n’ait pas reçu le moindre écho dans la presse européenne. Au-delà des critiques, et Nea Say ne s’en prive pas, il faut reconnaitre que cette communication de la Commission dresse un inventaire à peu près complet et honnête de la situation et présente des propositions (« une boîte à outils ») raisonnables. L’importance de l’actualité concurrente n’est pas une explication à ce silence et encore moins une excuse.
L’appel du président Barroso doit être reçu de façon positive et sans délais : il faut prendre la mesure de la menace populiste. La capacité des populistes à perturber le jeu politique, à l’orienter, voir à le dominer a déjà été démontrée. Ils empêchent le débat et le radicalisent, ils égarent les médias, ils rendent plus difficile la gouvernance européenne et la prise de décision. Mais ils ne peuvent ni interrompre, ni orienter le cours de l’histoire. Pure crispation sans vision du futur, un futur dans lequel on ne peut refuser purement et simplement à la fois l’immigration et le vieillissement. Il n’y a pas de solutions faciles mais on ne peut laisser la complexité des choses être manipulée, caricaturée par ceux qui cherchent à exploiter des sentiments primaires. Ils n’ont pas raison. Il faut relever, ensemble, les défis aux quels nous sommes confrontés. Plus d’Europe et non, moins d’Europe !
« Oh, faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine, car il y a des gens que j’aime ».
(1) « Ne laissons pas l’initiative aux populistes », déclaration du président Barroso http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/280&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en
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Un monde sans Europe ?
Publié par info@eu-logos.org le 21/07/2011
C’est le titre d’un ouvrage qui vient de paraitre (1), c’est un thème abordé à plusieurs reprises par Nea say. Un premier constat : il s’agit d’un thème que les européens répugnent à aborder, de façon inexplicable. Leur réflexion cale lorsqu’elle est mise en présence d’une telle problématique. Or cette perspective devrait être un précieux stimulant : le monde a besoin de l’Europe, tout autant l’Europe a besoin du monde. A ce jour les européens ne se sont pas investis avec suffisamment d’énergie et leurs considérations sur la mondialisation (les premières remontent à octobre 2007(2), sans parler de la déclaration de Copenhague de 1973 sur l’identité de l’Europe) ont vite fait long feu. Une telle réflexion ne saurait d’ailleurs se confondre complètement avec celle concernant la mondialisation qui se concentre pour l’essentiel sur les échanges commerciaux, financiers, les investissements et la production de biens et services. « Un monde sans Europe ? » relève plus de la géopolitique, mais cette réflexion ne peut ignorer les données économiques comme celle-ci, par exemple, la croissance économique dépendait pour 20% , il y a plus ou moins 15 ans, des pays émergents. Aujourd’hui c’est 50% ! et le phénomène s’accélère. Lire la suite »
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