Mieux connaître vos droits en Europe

Le blog de www.EU-logos.org

La Roumanie à Bruxelles pour plaider sa cause en vue d’une levée du mécanisme de suivi mis en place par l’Union européenne depuis l’adhésion du pays.

Publié par info@eu-logos.org le 29/01/2012

Le ministre de la Justice roumain, Catalin Predoiu, est venu plaider à Bruxelles pour la fin du mécanisme de coopération et de vérification (CVM) en juillet 2012, date à laquelle la Commission va publier son rapport annuel sur le mécanisme. Un rapport intérimaire est prévu pour le mois de février. Le ministre a rencontré les commissaires Malmström et Reding .

Destiné à évaluer et guider les réformes entreprises en matière de lutte contre la corruption et d’amélioration du système judiciaire, le CVM (cf. Nea say) s’applique à la Roumanie et à la Bulgarie depuis leur entrée dans l’UE en 2007. Indépendamment de la nature du sujet au départ, les ministres de l’Intérieur de l’espace Schengen ont (malgré les protestations, notamment de députés de la commission Libe du Parlement européen) ont intégré ce dossier comme un critère d’acceptation de ces deux pays dans l’espace Schengen. Le lien entre ces deux dossiers avait été entériné plus ou moins officiellement en janvier 2011 par une lettre de la France et de l’Allemagne où ces deux pays insistaient sur la nécessité de prendre en compte des résultats du CVM. Rappelons que l’élargissement de Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie repose sur des critères techniques aux quels les deux pays ont répondu de façon satisfaisante selon un rapport de l’UE.

Le accomplis par la Roumanie pour renforcer l’Etat de droit ministre est donc venu à Bruxelles pour rappeler les efforts sans précédents. Rappelons que les Pays-Bas est le dernier pays ( après la levée des réserves finlandaises) à maintenir  sa position de blocage et conditionné( comme aussi d’autres pays mais de façon moins formelle) à un nouveau rapport de la Commission européenne. Le dernier rapport de la Commission (cf. Nea say) de juillet 2011, avait signalé des progrès, mais il avait aussi souligné une série de lacunes persistantes sur la corruption et certains procès ayant donné lieu à des acquittements surprenants. Les pays membres de l’espace Schengen ont donc considéré ce rapport comme globalement négatif. . L’unanimité est requise pour laisser entrer les deux pays dans l’espace Schengen. La Commission européenne avait alors et malgré tout laissé la porte entrouverte, se disant prête en fonction des résultats de ses rapports ultérieurs à réfléchir au maintien du mécanisme CVM.

Cette démarche intervient à un mauvais moment, alors qu’éclatent des troubles violents, des menaces de toutes sortes et le constat de multiples dysfonctionnements dans le respect des principes démocratiques. La Roumanie donne l’impression de prendre le chemin de la Hongrie. L’Osce vient de protester contre les atteintes portée à la liberté de la presse et réclame une enquête. Chaque jour l’austérité, la perspective des élections prochaines, les pratiques politiques, la corruption font descendre les « indignés » roumains dans la rue à l’occasion de manifestations de plus en plus violentes réprimées fermement, une répression multiforme.

Les manifestations  pour réclamer la démission des dirigeants politiques u pays tournent mal ; eles durent depuis plusieurs jours. Les rassemblements  étaient organisés par le parti de gauche USL dans l’opposition qui réclame la démission de la coalition centriste du premier ministre, Emil Boc, et de son allié, le président Traian Băsescu. L’Union sociale libérale (USL) est une alliance entre les trois partis de l’opposition : le Parti social-démocrate de Victor Ponta et l’alliance de centre-droit du Parti national libéral de Crin Antonescu et du Parti conservateur de Daniel Constantin. Les manifestants ont  défilé dans l’artère principale de Bucarest jusqu’au siège du gouvernement en scandant « Băsescu, dehors! » et en comparant le président à l’ancien dictateur communiste Nicolae Ceauşescu. Des manifestations ont eu lieu dans les autres villes roumaines. Les manifestations ont débuté li y a une semaine suite à la démission d’un secrétaire d’État et médecin chevronné après un différend avec M. Băsescu sur le projet controversé de réforme de la santé. Ils s’insurgent contre les diminutions de salaire et la hausse des impôts décidées par le gouvernement après la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international. Les mesures d’austérité ont aidé la Roumanie à stabiliser ses finances en difficulté, mais elles l’ont empêché de se remettre d’une récession profonde et douloureuse. L’USL, important mouvement d’opposition, s’est engagé à respecter l’accord passé avec le FMI, mais elle a déclaré qu’elle annulerait les mesures d’austérité si elle accédait au pouvoir. Le parti a demandé la tenue d’élections parlementaires dès la fin de l’année. Les derniers sondages d’opinion estiment que 50 % de la population soutient l’USL, une alliance de gauche pourtant fragile, contre 18 % pour le PDL de M. Boc. Selon certains experts, ces manifestations ne sont pas suffisamment importantes pour influencer les politiques, mais elles compliqueront la tâche du PDL qui souhaite regagner du terrain et rester au pouvoir.

Au niveau européen, c’est évidemment la préoccupation qui domine : les socialistes européens réclament des élections  anticipées .Le président du PS, Sergei Stanichev  et le leader roumain socio-démocrate, Victor Ponta ont commenté dans un article commun la situation en Roumanie et demandé la mise en place d’un gouvernement technocratique de transition avec comme tâche principale l’organisation d’élections libres et justes : « l’UE doit prendre  des mesures décisives et collectives. Elle doit agir dès maintenant ». Le groupe PPE a naturellement riposté en affirmant soutenir les politiques responsables du président Basescu et du premier ministre Boc . Un débat aura lieu au Parlement européen.

Concernant Schengen amertume et espoir, malgré tout, se partagent la tonalité dominante dans l’esprit des responsables  politiques. Le président Basescu  a indiqué son regret et sa surprise  que l’espace Schengen soit toujours bloqué, que les restrictions au marche du travail persistent « Nous sommes surpris que, après avoir soulevé cette question lors de deux Conseils consécutifs, en octobre et décembre, la décision continue à être bloquée » a déclaré le président Basescu » pourtant la situation est claire (…) toutes les conditions pour une décision favorable du Conseil ayant été remplies ». Le Conseil européen en octobre et décembre a pris des engagements, des compromis ont été forgés. La question devrait être réglée au plus tard en mars, mais peu de changements sont attendus. Après la visite du ministre Roumain de la justice Catalin Predoiu, le président Basescu s’est dit convaincu que le rapport de la Commission sur l’état des réformes judiciaires et de la lutte contre la corruption sera positif et qu’il recevra des propositions concrètes. La présidence danoise réaffirme qu’elle a promis de faire tout ce qu’elle peut pour réunir tous les Etats autour d’un compromis en deux phases mais adopte des positions prudentes conscient que le rapport de juillet sur le mécanisme de coopération et de surveillance sera un élément important dans la prise de décision. De son côté la chancelière allemande a assuré que le temps de l’adhésion des deux pays, Bulgarie et Roumanie, n’était plus si loin, lors de sa rencontre avec le premier ministre bulgare Boris Borissov. La chancelière a également dit que tous les Etats membres étaient bien décidés à trouver enfin une solution.

Communiqué de presse de l’OSCE demandant aux autorités roumaines de procéder à une enquête concernant les violences menées contre la presse http://www.osce.org/fom/87104

 

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Le Parlement européen dernier rempart contre ACTA ? L’accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) est signé : un rendez-vous de la plus haute importance pour le Parlement européen appelé à le ratifier. L’enjeu politique et institutionnel est important pour lui.

Publié par info@eu-logos.org le 29/01/2012

Nea say a largement rendu compte des débats enflammés au Parlement européen concernant  l’accord ACTA. Il risque fort d’en connaître à nouveau. Député écologistes et socialiste-démocrates au Parlement européen appellent à faire barrage à l’ACTA après sa signature par 22 Etats membre de l’Union. Malgré la mobilisation dans l’UE de nombreux parlementaires, d’associations et d’ONG, 22 Etats membres ont signé le 26 janvier l’accord commercial anti-contrefaçon sans susciter une réelle émotion ou un quelconque intérêt, marqué,  dans l’opinion ou les médias. Il en va différemment au Parlement européen. Lire la suite »

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Après l’Union européenne, Cameron s’attaque à la Cour européenne des droits de l’homme.

Publié par info@eu-logos.org le 29/01/2012

Les menaces  sur le Conseil de l’Europe sont bien connues des lecteurs de Nea say qui en a relaté quelques unes. Ce peu de considération pour le Conseil de l’Europe est ancien quasi atavique. Un instant mis en veilleuse car voyant dans cette institution un contre exemple des institutions communautaires, le Conseil de l’Europe aurait pu  se révéler utile à l’usage. Mais force est de constater que les institutions du Conseil de l’Europe est en tout premier lieu la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) ont été contaminées dans ses pratique par l’Union européenne. Ces attaques interviennent au moment où s’engagent les négociations pour l’Adhésion de l’Union européenne à la Convention européenne des droits de l’homme. Le premier ministre britannique plaide pour une réforme de l’institution européenne et souhaite l’adoption de nouvelles règles de sélection des juges et de saisine de la Cour. Au bout du compte ne vise-t-il pas la mise en cause d’un des fondements de la Cour : le droit pour quelques 800 millions de citoyens de 47 pays réunis au sein du Conseil de l’Europe de porter plainte individuellement contre leur gouvernement après avoir épuisé toutes les voies de recours dans leur pays. Autre objectif, la jurisprudence de la Cour devenant la référence ultime, incontournable c’est à la longue rendre le droit national obsolète, inutilisé et donc n’évoluant pas.

 Après son veto à Bruxelles en décembre, David Cameron s’en prend à une autre institution européenne, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).Invité  à présenter le programme de la présidence britannique à l’occasion de la session d’hiver de l’assemblée parlementaire, il a confirmé que c’est bien  la réforme de la Cour qui sera le pivot de sa présidence. D’emblée, il a tenu à rappeler  l’attachement séculaire de son pays aux droits de l’homme,  en citant la « Magna Carta » (XIIIè siècle), la « Bill of rights » (XVIIè siècle) et l’engagement autant politique que militaire de son gouvernement dans le printemps arabe. Une manière de légiférer et d’agir qui, dit-il, « tient au caractère national britannique, à son goût de la liberté, et à sa haine de toute autorité trop puissante (…) la Cour n’a jamais eu un rôle aussi précieux et difficile, cela n’implique pas un statu quo pour une institution née de la Convention européenne des droits de l’homme née il y a plus de 60 ans dans un continent qui venait de se libérer des totalitarismes. Il a insisté sur le « phare » que la Cour doit continuer à être.

Mais Cameron estime que «ce concept est en danger d’être détourné». «La cour devrait être libre de traiter les violations des droits de l’homme les plus graves et ne pas se laisser déborder par l’accumulation des demandes en attente», a-t-il insisté. « On lui demande de trop faire ».Il part du constat que la cour est noyée sous un flot de 150.000 requêtes en attente d’instruction, menaçant son efficacité et sa crédibilité. Le premier ministre britannique a cité  l’exemple de passagers d’un bus entre Bucarest et Madrid réclamant 90 euros de dommages et intérêts au motif que les sièges n’étaient pas inclinables. Il a forcé le trait et pratiqué le sport national britannique quasi quotidien qu’adorent  les tabloïds : ridiculiser les mœurs continentale et leurs pratique véritables ou inventées. Le premier ministre oublie qu’aucune jurisprudence ne peut se créer sans procès et sans jugements  dont la valeur va bien au-delà de la matérialité des faits incriminés. Ce faisant il dévoile sa peur que la Cour devienne une « quatrième instance » pour des citoyens insatisfaits des jugements nationaux pourtant satisfaisants.

«La cour devrait être libre de traiter les violations des droits de l’homme les plus graves et ne pas se laisser déborder par l’accumulation des demandes en attente», a-t-il insisté. Il plaide pour une modification des procédures pour établir un meilleur filtrage des requêtes et l’adoption de nouvelles règles de sélection des juges. Dénonçant le fait que la cour soit devenue une instance de dernier ressort quand tous les recours nationaux ont été épuisés, il souhaite qu’elle cesse de réexaminer les décisions nationales «lorsque ce n’est pas nécessaire» et que «les États aient la responsabilité primaire de protéger leurs citoyens». Si le constat est largement partagé et si certains États membres, comme l’Allemagne, soutiennent sa volonté de réforme, l’unanimité requise pour toute modification est toutefois loin d’être acquise. Londres serait prêt à forcer les négociations en menaçant de se retirer de l’institution faute d’accord.

Mais la précarité de cette position fait planer le soupçon que le sujet relève de tactiques de politique intérieure, désignant une fois de plus l’Europe comme un bouc émissaire. Plusieurs décisions de la cour de Strasbourg ont été perçues comme un camouflet par les Britanniques. Pas plus tard que la semaine précédente, elle a refusé l’extradition vers la Jordanie du terroriste Abou Quatada, (cf. Nea say) arrêté à Londres en 2005, estimant que cela risquerait de le priver d’un procès équitable. En 2005, la cour a imposé à la Grande-Bretagne d’autoriser le droit de vote aux prisonniers (cf. Nea say). Une décision -toujours pas appliquée- qui «rend malade» David Cameron et a motivé la croisade des conservateurs contre Strasbourg. De telles décisions  entraînent le discrédit  « des droits de l’Homme auprés des sociétés européennes » ce qui  le préoccupe. Mais, contrairement aux fantasmes des eurosceptiques, sur 950 décisions l’an dernier concernant le Royaume-Uni, seules 8 violations de la convention sur les droits de l’homme ont été relevées . « Le moment est dés lors venu d’entamer une réforma pratique et raisonnable impliquant, entre autres points, que la Cour n’intervienne que lorsque des « grands droits » de l’Homme ne sont pas respectés », à charge pour les gouvernements nationaux « d’assumer la responsabilité du droit primaire pour la protection de leurs citoyens »

Le fait que la CEDH soit présidée par un Britannique n’aide pas David Cameron dans ses visées. Dans une tribune vigoureuse  au quotidien The Independent, le juge Nicolas Bratza a accusé le gouvernement de céder aux sirènes anti-européennes des tabloïds. Mais lors de la conférence de presse annuelle consacrée au bilan de la CEDH il a tenté  de ramener le conflit à des proportions plus mesurées. »Il n’y a pas de conflit ouvert entre nous et le Royaume-Uni et nous sommes d’accord sur de nombreux points. J’ai lu le discours modéré du premier ministre prononcé hier devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et nous nous retrouvons pour dire que la Cour, surchargée d’affaires irrecevables ou répétitives souffre d’un arriéré élevé (…) la CEDH ne doit effectivement pas être un tribunal de quatrième instance, nous avons été les premiers à le dire, elle n’est pas un tribunal de l’immigration et nous sommes d’accord pour nous concentrer sur les affaires importantes. Mais il est faux de dire que nous envoyons le message d’une réduction de la marge d’appréciation des Etats ». Mais il regrette qu’un seul arrêt concernant le refus du droit de vote aux prisonniers ait été utilisé au Royaume-Uni « pour lancer une attaque générale contre la Cour » du simple fait qu’il heurte le gouvernement et l’opinion publique. Nicola Bratza attend les propositions de la présidence britannique du Conseil de l’Europe sur la réforme de la CEDH. La Cour sera consultée et présentera son avis officiel.

      -. TEXTE DU DISCOURS (EN) http://www.number10.gov.uk/news/european-court-of-human-rights/

      -. Texte de la résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE): «  Garantir l’autorité et l’efficacité de la Convention européenne des droits de l’homme » http://assembly.coe.int/ASP/Doc/ATListingDetails_F.asp?ATID=11398

      -. Texte de l’article de Nicolas Bratza dans the Independent http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/nicolas-bratza-britain-should-be-defending-european-justice-not-attacking-it-6293689.html

 

 

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Editorial N° 117 de Nea say: L’Europe, l’Europe politique, est-ce bien raisonnable ?

Publié par info@eu-logos.org le 27/01/2012

L’Europe, l’Europe politique, est-ce bien raisonnable ?

Est-ce bien raisonnable d’entretenir cet espoir  par les temps qui courent, face à l’affaiblissement de l’ambition collective. Les signes sont évidents et se sont accumulés au cours de la dernière décennie. Le plus préoccupant est l’accentuation de la distance politique entre le centre de décision que représente, de façon inexacte mais emblématique, le nom de Bruxelles et les perceptions qu’en ont les millions de  citoyens européens pour qui s’y préparent et se prennent les décisions. Des décisions prises dans leur intérêt, faut-il le rappeler et par des autorités qu’ils ont élues démocratiquement, Parlement européen et Conseil. D’ailleurs la  grande majorité  des citoyens est disposée à  reconnaitre que  c’est bien dans leur intérêt comme beaucoup de sondages le confirment. Lire la suite »

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Mise à jour, pluralisme et indépendance dan sles médias :La Commission européenne somme la Hongrie de rentrer dans la légalité… et rapidement. Le premier ministre Viktor Orban à Strasbourg (Parlement européen) puis à Bruxelles (Commission européenne). Habile mais loin d’être convaincant. Une situation très sérieuse et çà ne s’arrange pas !Un nouveau front de confrontation prend de l’ampleur : pluralisme et indépendance des médias.

Publié par info@eu-logos.org le 26/01/2012

C’est la Commission qui a donné le coup d’envoi et c’est elle qui détient largement les clés  de la solution : n’est-elle pas la gardienne des traités  et le président du principal groupe politique (PPE), Joseph Daul n’a-t-il pas déclaré : « mon groupe s’en remet entièrement au jugement de la Commission européenne » ? A elle,  lui revient donc d’écrire la  partition d’un opéra qui mélangera tous les genres. Les coups de théâtre ne sont pas à exclure et les rebondissements sont garantis et à la mesure des capacités de manœuvrier de Viktor Orban : à la veille de rencontrer la Commission, il a su mobiliser ses partisans dans une manifestation gigantesque à Budapest. Mais l’histoire tragique du passé nous appris précisément à nous méfier des manifestations  de masse qui rarement expriment la démocratie. Tout ce qui se passe en Hongrie est tout ce que l’on veut, sauf une surprise, c’est un symbole de la crise de la démocratie, et de la montée des autoritarismes. Sans crier au facisme et employer des termes excessifs,  reconnaissons que la qualité des démocraties et des systèmes de représentations parlementaires est en train de diminuer en Europe. Lire la suite »

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Mise à jour: La Commission européenne somme la Hongrie de rentrer dans la légalité… et rapidement. Le premier ministre Viktor Orban à Strasbourg (Parlement européen) puis à Bruxelles (Commission européenne). Habile mais loin d’être convaincant. Une situation très sérieuse.

Publié par info@eu-logos.org le 25/01/2012

C’est la Commission qui a donné le coup d’envoi et c’est elle qui détient largement les clés  de la solution : n’est-elle pas la gardienne des traités  et le président du principal groupe politique (PPE), Joseph Daul n’a-t-il pas déclaré : « mon groupe s’en remet entièrement au jugement de la Commission européenne » ? A elle,  lui revient donc d’écrire la  partition d’un opéra qui mélangera tous les genres. Les coups de théâtre ne sont pas à exclure et les rebondissements sont garantis et à la mesure des capacités de manœuvrier de Viktor Orban : à la veille de rencontrer la Commission, il a su mobiliser ses partisans dans une manifestation gigantesque à Budapest. Mais l’histoire tragique du passé nous appris précisément à nous méfier des manifestations  de masse qui rarement expriment la démocratie. Tout ce qui se passe en Hongrie est tout ce que l’on veut, sauf une surprise, c’est un symbole de la crise de la démocratie, et de la montée des autoritarismes. Sans crier au facisme et employer des termes excessifs,  reconnaissons que la qualité des démocraties et des systèmes de représentations parlementaires est en train de diminuer en Europe. Lire la suite »

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La Commission européenne somme la Hongrie de rentrer dans la légalité… et rapidement. Le premier ministre Viktor Orban à Strasbourg (Parlement européen) puis à Bruxelles (Commission européenne). Habile mais loin d’être convaincant. Une situation très sérieuse.

Publié par info@eu-logos.org le 24/01/2012

C’est la Commission qui a donné le coup d’envoi et c’est elle qui détient largement les clés  de la solution : n’est-elle pas la gardienne des traités  et le président du principal groupe politique (PPE), Josepl  Daul n’a-t-il pas déclaré : « mon groupe s’en remet entièrement au jugement de la Commission européenne » ? A elle,  lui revient donc d’écrire la  partition d’un opéra qui mélangera tous les genres . Les coups de théâtre ne sont pas à exclure et les rebondissements sont garantis et à la mesure des capacités de manœuvrier de Viktor Orban : à la veille de rencontrer la Commission, il a su mobiliser ses partisans dans une manifestation gigantesque à Budapest. Mais l’histoire tragique du passé nous appris précisément à nous méfier des manifestations  de masse qui rarement expriment la démocratie. Tout ce qui se passe en Hongrie est tout ce que l’on veut, sauf une surprise, c’est un symbole de la crise de la démocratie, et de la montée des autoritarismes. Sans crier au facisme et employer des termes excessifs,  reconnaissons que la qualité des démocratie et des systèmes de représentations parlementaires est en train de diminuer en Europe. Lire la suite »

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La Commission européenne somme la Hongrie de rentrer dans la légalité… et rapidement. Le premier ministre Viktor Orban à Strasbourg (Parlement européen) puis à Bruxelles(Commission européenne). Habile mais loin d’être convaincant. Une situation très sérieuse.

Publié par info@eu-logos.org le 24/01/2012

C’est la Commission qui a donné le coup d’envoi et c’est elle qui détient largement les clés  de la solution : n’est-elle pas la gardienne des traités  et le président du principal groupe politique (PPE), Josepl  Daul n’a-t-il pas déclaré : « mon groupe s’en remet entièrement au jugement de la Commission européenne » ? A elle,  lui revient donc d’écrire la  partition d’un opéra qui mélangera tous les genres . Les coups de théâtre ne sont pas à exclure et les rebondissements sont garantis et à la mesure des capacités de manœuvrier de Viktor Orban : à la veille de rencontrer la Commission, il a su mobiliser ses partisans dans une manifestation gigantesque à Budapest. Mais l’histoire tragique du passé nous appris précisément à nous méfier des manifestations  de masse qui rarement expriment la démocratie. Tout ce qui se passe en Hongrie est tout ce que l’on veut, sauf une surprise, c’est un symbole de la crise de la démocratie, et de la montée des autoritarismes. Sans crier au facisme et employer des termes excessifs,  reconnaissons que la qualité des démocraties et des systèmes de représentations parlementaires est en train de diminuer en Europe. Lire la suite »

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Mise à jour: Sans le vouloir la Hongrie donne une occasion en or pour parler des valeurs, des objectifs et des droits fondamentaux dans l’Union européenne.

Publié par info@eu-logos.org le 22/01/2012

Ces thèmes sont le plus souvent considérés comme un rituel sans conséquence, « la messe de 11 heures le dimanche, mais sans la foi », a pu dire un grand européen parlant des réunions du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernements. Cela va de soi, on n’en parle pas et en conséquence on les perd de vue, et les grands principes sortent du champ de la conscience comme est sorti de la conscience, l’objectif initial d’une union sans cesse plus étroite. La menace d’appliquer l’article 7 contre la Hongrie fournit l’occasion de regarder de plus près ce qu’il y a derrière tout cela. L’article 7 est devenu un slogan et l’on s’attarde sur la mécanique de la procédure, ce qui est d’un intérêt relatif, si non de décourager de mettre en oeuvre la procédure (une fusée à trois étages) tant elle a peu de chance d’aboutir. Examinons plutôt pourquoi existe un article 7, quelles en sont les raisons profondes. Par rapport aux raisons profondes de l’existence d’un article 7, il reste relativement secondaire que certains groupes au Parlement européen réclament l’application de l’article 7, ou que la Commission ne l’ait pas exclue, sans pour autant s’engager dans cette voie, hic et nunc. L’ouverture de la procédure de l’article 7 apporte-t-elle une valeur ajoutée significative par rapport à l’ouverture  d’une procédure d’infraction par la Commission comme elle le fait, au cas par cas ? Interrogeons-nous ! Lire la suite »

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Sans le vouloir la Hongrie donne une occasion en or pour parler des valeurs, des objectifs et des droits fondamentaux dans l’Union européenne.

Publié par info@eu-logos.org le 22/01/2012

Ces thèmes sont le plus souvent considérés comme un rituel sans conséquence, « la messe de 11 heures le dimanche, mais sans la foi », a pu dire un grand européen parlant des réunions du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernements. Cela va de soi, on n’en parle pas et en conséquence on les perd de vue, et les grands principes sortent du champ de la conscience comme est sorti de la conscience, l’objectif initial d’une union sans cesse plus étroite. La menace d’appliquer l’article 7 contre la Hongrie fournit l’occasion de regarder de plus près ce qu’il y a derrière tout cela. L’article 7 est devenu un slogan et l’on s’attarde sur la mécanique de la procédure, ce qui est d’un intérêt relatif, si non de décourager de mettre en oeuvre la procédure (une fusée à trois étages) tant elle a peu de chance d’aboutir. Examinons plutôt pourquoi existe un article 7, quelles en sont les raisons profondes. Par rapport aux raisons profondes de l’existence d’un article 7, il reste relativement secondaire que certains groupes au Parlement européen réclament l’application de l’article 7, ou que la Commission ne l’ait pas exclue, sans pour autant s’engager dans cette voie, hic et nunc. L’ouverture de la procédure de l’article 7 apporte-t-elle une valeur ajoutée significative par rapport à l’ouverture  d’une procédure d’infraction par la Commission comme elle le fait, au cas par cas ? Interrogeons-nous ! Lire la suite »

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